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Mai 2008
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Dans
ce numéro: |
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En
l'honneur de la
pomme de terre |
L'Assemblée Générale
des Nations Unies a proclamé 2008 l'Année
internationale de la pomme de terre.
Afin de célébrer ce produit, de nombreuses
initiatives sont prévues dans plusieurs pays du
monde et Joy Durston, du convivium
Slow Food de Central Victoria ,
nous raconte comment il est fêté en Australie.
« L'année
internationale de la pomme de terre ! Mais pourquoi devrait-on
célébrer l'année internationale de
la pomme de terre ? Tout le monde connaît la pomme
de terre et sait bien qu'il n'en existe que 4 variétés:
la rouge, la blanche, la pomme de terra lavée et
la pomme de terre épluchée !
Toutefois, nous qui vivons entourés de pommes de
terre ( le produit principal de notre région),
nous savons bien que l'histoire ne s'arrête pas
là. Et puis chez nous, tout prétexte est
bon pour faire la fête !
C'est pour cela que nous avons organisé dans toute
la région du Central Victoria des forums agricoles,
des rencontres avec des chefs, des groupes de producteurs,
d'écoles et de cultivateurs; des rencontres pour
diffuser à haute voix nos murmures sur la multitude
de variétés de pommes de terre que nous
avons vues, cultivées et mangées, d'autres
où des échanges de recettes savoureuses
nous faisaient venir l'eau à la bouche, et des
rencontres avec des familles qui cultivent la pomme de
terre depuis plus de 5 générations et qui
possèdent même leurs propres variétés.
Le bruit s'est répandu assez vite: les élèves
d'une école primaire ont planté 17 variétés
différentes de pomme de terre; Gary Thomas a eu
l'idée du projet Spudhunter (« chasseur de
patate ») par lequel il a invité les enfants
à creuser pour trouver des pommes de terre dissimulées,
puis à les reconnaître en les goûtant
et à l'aide d'un catalogue. Une ville entière
a également invité tous ses habitants et
hommes d'affaire à passer trois jours sans rien
faire d'autre que cuisiner des pommes de terre, les déguster,
visiter des plantations historiques et découvrir
l'outillage pour la récolte. Une autre ville a
adopté une nouvelle signalétique d'accueil
: une énorme pomme de terre.
Une année entière de célébrations
! Quelle chance ! Et puisque nous vivons avec notre temps,
nous racontons nos fêtes sur notre
blog ».
Joy Durston
Responsable du convivium Slow Food Central Victoria,
Australie
admin@slowfoodcentralvictoria.org.au
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L'école
de cuisine
du Kiko Klub |
«J'aime pas le poisson !
- Alors tu n'aimes pas les bâtonnets de poisson
pané ?
- Si, ça j'aime ...
- Et alors avec quoi fait-on le poisson pané ?
- Ah oui, avec du poisson ! »
Voici comment a débuté la dernière
rencontre du Kiko Klub, le club de cuisine pour les enfants
de 6 à 12 ans mis en place par le convivium allemand
d' Oldenburg .
Pendant les cours, qui ont lieu tous les trimestres, ce
sont souvent des produits de saison qui sont cuisinés
(comme les fraises en été et la courge en
automne), mais il peut aussi s'agir de rencontres à
thème : les pommes de terres, les pâtes ...
Le poisson, par exemple, a été mis à
l'honneur lors du dernier cours. Les enfants ont appris
à cuisiner le saumon et découvert quelques
astuces pour reconnaître le poisson frais: les yeux
brillants, la peau élastique, les branchies rouge
clair et une odeur de mer, pas de poisson. Après
avoir permis aux élèves d'inspecter le poisson
sous toutes ses coutures, le chef, Michael Ditzer, leur
a appris à fabriquer des bâtonnets de poisson
pané: ils ont coupé en morceaux les filets
de saumon déjà préparés et
les ont roulé dans de la farine, de l'oeuf et de
la panure avant de les frire. En guise d'accompagnement,
ils ont préparé une amusante purée
de pommes de terre tricolore, avec des carottes et des
betteraves, avant de terminer par des tartelettes au chocolat.
Pour le mois de septembre, il est prévu de faire
des grillades en forêt à base de gibier et
de champignons.
Pour plus d'informations, contacter:
Klaus Ruwisch
Responsable du convivium d'Oldenburg
oldenburg@slowfood.de
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Première
édition de
Terra Madre Pays-Bas |
Les 17 et 18 mai, la ville de Middleburg Abbey accueillera
la première édition de Terra
Madre Pays-Bas, la rencontre d'artisans et de petits
producteurs néerlandais et flamands organisée
par Slow Food Pays-Bas en suivant le modèle de
l'événement de Terra Madre qui se tient
tous les deux ans à Turin.
« Bien qu'aux Pays-Bas nous n'ayons pas une culture
alimentaire comparable à l'Italie, nous assistons
à une augmentation du nombre de consommateurs amateurs
d'aliments bons, propres et justes. Slow Food Pays-Bas
entend stimuler cette tendance, voilà la raison
qui nous a poussé à organiser Terra Madre
Pays-Bas sur les traces de l'événement international
» a déclaré Jan Wolf, président
de Slow Food Pays-Bas.
La caractéristique particulière de Terra
Madre Pays-Bas est le symposium, qui sera l'occasion pour
les cultivateurs de fruits et légumes, les éleveurs
et les pêcheurs de discuter et de partager leurs
savoirs et leurs expériences.
Sur la Place de la production alimentaire locale et aux
Théâtres du Goût, les producteurs pourront
présenter au public leurs spécialités,
l'oenothèque offrira des dégustations de
vins et de bières locales et un programme de projections
cinématographiques proposera une sélection
à l'enseigne de la philosophie Slow Food.
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Le
blanc et le vert |
Déjà en -300 avant J.C., les Égyptiens
étaient conscients des vertus aphrodisiaques et
curatives de l'asperge. Le pharaon Akhenaton et son épouse
Nefertiti appelèrent l'asperge ambrosia (du grec
aliment des dieux).
Grâce à la découverte de méthodes
bloquant la production de chlorophylle, ou en couvrant
les pointes, on trouve désormais des asperges blanches
aux côtés des vertes. La récolte de
ce légume, qui va de la mi mai à la mi juin,
est un processus difficile à mécaniser qui
demande beaucoup de temps et de travail : le ramasseur
recueille l'asperge en creusant la terre et en coupant
à environ 25cm en dessous du sol avec un couteau
spécial.
Slow Food Linz
consacre la journée du 16 mai 2008 à l'ambrosia
avec une excursion depuis le centre de la ville d'Alkoven
jusqu'aux jardins du Duc de Ledebur, pour assister à
la récolte de l'asperge, découvrir les différences
entre les nombreuses variétés ainsi que
les méthodes de semis et de récolte de ce
légume. Pour conclure en beauté, les visiteurs
pourront déguster 4 plats préparés
à base d'asperge.
Pour plus d'informations sur l'événement,
contacter:
Philipp Braun
Responsable du convivium de Linz
slowfood-linz@gmx.at
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Petrini
soutient la campagne anti-OGM en Catalogne |
Carlo Petrini est intervenu le
11 mai lors de la quinzième édition de
BioCultura,
la plus grande manifestation d'Espagne consacrée
au biologique, qui s'est déroulée à
Barcelone. Le Président de Slow Food a décrit
la philosophie de l'association depuis ses débuts
jusqu'à aujourd'hui et a mis l'accent sur la
question agroalimentaire, plus particulièrement
sur les risques liés aux OGM et à la perte
de biodiversité, avant de participer à
la rencontre « La stevia, la planta que las multinacionales
de los edulcorantes pretenden ocultar » (la stévia,
plante que les multinationnales des édulcorants
voudraient cacher) en compagnie de Josep Pàmies,
producteur biologique et responsable du Convivium Slow
Food de Balaguer .
A cette occasion, l'association espagnole a présenté
l'affiche de la campagne de soutien au Stévia,
une plante originaire du Paraguay dont le pouvoir sucrant
est 200 fois supérieur à celui du sucre
sans aucune calorie. Ses dérivés, utilisés
depuis des siècles par les populations indigènes
de l'Amérique du Sud et curieusement très
prisés au Japon, peuvent s'acheter dans les herboristeries
des Etats-Unis alors qu'ils sont introuvables dans la
majorité des pays européens. La commercialisation
de cette plante signifierait des pertes sèches
pour l'industrie sucrière, dominée par
les producteurs de sucre et d'autres édulcorants
de synthèse.
Pàmies, toujours accompagné de Petrini,
a présenté la campagne Som
lo que sembrem, en faveur du projet de loi d'initiative
populaire pour une Catalogne sans OGM. L'Espagne, jusqu'à
l'entrée de la Roumanie dans l'UE, était
le seul pays où les OGM peuvent être cultivés
à grande échelle.
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Un
membre nous raconte
le Master sur la bière |
Emanuela Daros, membre Slow Food,
nous raconte son expérience du Master of Food
sur la bière organisé par le convivium
de Ciampino ,
Italie.
« L'autre soir, j'ai ouvert le frigo et
j'ai vu deux canettes de Guinness : ''Tiens, et si demain
je faisais un ragoût d'agneau à la Guinness
?''. Je n'aurai jamais eu de telles pensées un
an plus tôt. A 29 ans, un magnifique voyage en
Irlande me permit de découvrir les plaisirs de
la bière. Puis Slow Food est arrivé, et
grâce à mon inscription à l'association
en 2007 j'ai découvert qu'il existait en Italie
des « Master » consacrés à
des produits en particulier.
Je me suis inscrite au Master de la Bière organisé
à Ciampino, et je me suis présentée
dans un pub très agréable ou j'ai reçu
l'accueil chaleureux de la troupe du convivium local.
Le professeur, le maître brasseur passionné
Leonardo Di Vincenzo, a été une découverte
majeure. Durant les quatre soirées du cours,
j'ai été passionnée par l'histoire,
les cultures et les traditions d'un produit si incroyablement
varié et présent en tant de lieux différents.
Le programme nous a fait faire nos armes de «
dégustateurs » avec des bières délicates,
à basse ou à haute fermentation, avant
de nous "soumettre" à des bières
très éloignées de nos saveurs (
je me rappelle encore de ma stupeur devant la bière
flamande à fermentation spontanée). Il
a été très intéressant de
découvrir les différentes alliances avec
des plats, l'existence des bières de méditation,
que certaines typologies sont parfaites en été
du fait de leurs vertus désaltérantes
et que la Rauchbier accompagne à merveille tous
les produits fumés. En fin de compte, quatre
jours de Master ont changé mon rapport à
cette boisson.
Il me tarde déjà d'assister à un
autre cours pour découvrir de nouveaux mondes
! ».
Emanuela Daros
emanuela_daros@libero.it
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A
l'école du tourisme équitable en
Roumanie |
Le
programme d'activités du Convivium de Slow Food
Turda
prévoit ce mois-ci une série de séminaires
dédiés aux habitants des villages ruraux,
qui seront consacrés aux opportunités
et aux avantages offerts par le tourisme équitable
à la production locale.
L'objectif de ces rencontres est de fournir les instruments
et les compétences utiles pour développer
le secteur agricole, à travers la valorisation
et la sauvegarde d'aliments et de pratiques agricoles
traditionnelles.
L'initiative a été inaugurée l'année
dernière au Centre Raitu pour la démocratie
par une série de séminaires ouverts au
publics mais dédiés avant tout aux étudiants
du secteur de l'hôtellerie. Les cours, auxquels
ont assisté plus de 100 étudiants, ont
été assurés par Rosemary Baron,
la vice-présidente de l'International Association
of Culinary Professionals, et fervente partisane de
la philosophie Slow Food ainsi que par quatre étudiants
de la Oxford
Brooks University’s school of hospitality management,
leisure and tourism management.
Les thèmes abordés furent nombreux : comment
naît une tradition alimentaire et quelle est sa
valeur ; l'importance du caractère local et saisonnier
; comment conquérir le marché du tourisme
éno-gastronomique, entre autres.
Pour plus d'informations, contacter:
Marta Pozsonyi
Coordinatrice de l'initiative
martapozsonyi@turdafest.ro
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Pour
mieux te manger :
la nouvelle collection de Slow Food Editeur destinée
aux plus jeunes |
Encore des histoires de petites filles avec un manteau
rouge, un panier et un petit pot de beurre? Des loups
affamés ? Mais non !
Per mangiarti meglio (Pour mieux te manger)
signifie parler sérieusement, à propos
de l'alimentation : pour déceler un arrière-goût
de chaperon rouge, il ne suffit pas d'avoir de grandes
dents, il faut aussi de l'entraînement...
Per mangiarti meglio est la nouvelle collection
illustrée en langue italienne de Slow Food Editeur,
conçue pour présenter à un public
très jeune les thèmes chers au mouvement
et pour transmettre aux enfants le plaisir de connaître
et de goûter des aliments précis. L'escargot
a estimé qu'il avait lui aussi son mot à
dire dans le monde varié de la littérature
enfantine et propose une série de livre biodiversifiés.
Les ouvrages ne se basent pas sur une simple histoire
qui suscite l'intérêt des lecteurs ni sur
une liste exhaustive ce qu'il faut manger et de ce qu'il
faut fuir comme la peste; chaque livre est plutôt
construit comme un journal pour mettre en avant le lien
existant entre l'alimentation, les personnes qui le
produisent et le territoire sur lequel il naît.
Les deux premières publications de la collection
Pour mieux te manger au Salon du Livre sont:
- Il cioccolato. Diario di un lungo viaggio
(Le chocolat. Carnet d'un très long voyage) de
Sara Marconi et Francesco Mele, illustrations de Simone
Frasca.
- Il formaggio. Una storia vera, anzi due (Le
fromage. Une histoire vraie, et même deux), de
Cinzia Ghigliano et Marco Tomatis.
De plus, l'escargot récompensera comme il se
doit ceux qui accepteront de se confronter non seulement
aux sens et aux papilles, mais aussi aux crayons, pinceaux,
ordinateurs, appareils photo, ciseaux et colle: un espace
est ouvert à toutes les oeuvres sur le site www.permangiartimeglio.it
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Le
don des abeilles |
Par rapport à celui d'autres animaux, l'élevage
des abeilles présente différents avantages
: les abeilles n'ont pas besoin d'être nourries
car elles trouvent elles-même leur nourriture
tout au long de l'année; elles produisent même
dans des zones arides ou semi-arides; si l'on utilise
des ruches traditionnelles, tout le matériel
nécessaire peut être trouvé sur
place; les agriculteurs n'ont pas besoin d'être
propriétaires d'une terre; une fois lancée,
l'apiculture s'autofinance.
Ces avantages rendent l'élevage des abeilles
plus simple à mettre en place, car il nécessite
peu de fonds et car tout le monde peut s'y consacrer
(y compris les jeunes et les femmes). Le miel est un
produit dont les vertus sont nombreuses et qui peut
augmenter les revenus d'une communauté, sans
parler du rôle essentiel des abeilles dans la
protection de la biodiversité.
Conscient du rôle parfois fondamental de cette
production, la Fondation Slow Food pour la Biodiversité
a mis en place 5 Sentinelles sur le miel dans le monde
(Brésil, Italie, Pologne et deux en Éthiopie),
et le réseau de Terra Madre compte 58 communautés
d'apiculteurs.
En Éthiopie, le premier objectif poursuivi par
la Sentinelle du miel de Wenchi a été
la formation des apiculteurs à travers l'organisation
d'échanges avec d'autres éleveurs du pays,
mais aussi d'Italie. La Fondation, conseillée
par Diego Pagani (apiculteur de Conapi, regroupement
d'apiculteurs et d'agriculteurs biologiques italiens),
a aidé les producteurs à rédiger
un cahier des charges de la production. Diego Pagani,
dessinateur de talent à ses heures, s'est tellement
pris d'affection pour ce projet qu'il a décider
de participer avec ses dessins à la réalisation
d'un petit manuel en bande dessinée qui illustre
les techniques de production du miel: un manuel fait
par de petits apiculteurs, pour des petits apiculteurs.
Les textes ont été rédigés
par Diego Pagani avec Massimiliano Gotti, technicien
Aspromiele et membre du Conseil d'Administration de
l'AAPI.
Vous pouvez télécharger la version
italienne
ou anglaise
de ce bel exemple de coopération.
Agenda
chargé pour
Slow Food au Brésil
La troisième édition
du festival Festival
Brasil Sabor, la manifestation organisée
par le ministère du tourisme et par l'association
brésilienne des bars et des restaurants pour
valoriser et promouvoir la gastronomie brésilienne,
s'est tenue à Brasilia du 9 avril au 11 mai.
Pendant cette manifestation, plus de 2000 plats différents
ont été proposés. Le 8 avril, lors
de l'inauguration, le convivium Slow Food Brasilia
a présenté la philosophie de Slow Food
et ses principes d'écogastronomie en offrant
des dégustations de plats préparés
par les membres eux-mêmes.
Les plus petits n'ont pas été en reste
: le convivium a organisé un laboratoire auquel
ont participé 30 enfants de 4 à 8 ans.
Ils ont préparé un gâteau à
base de noisettes, pommes, bananes et confiture de jabuticaba,
provenant exclusivement de communautés de la
nourriture locales. Pour les habituer et les éduquer
aux saveurs, les enfants ont été invités
à sentir et à déguster chaque ingrédient
au cours de la préparation.
A la même période, les conviviums brésiliens
ont participé à la Bio
Brazil Fair 2008 de Sao Paolo, la foire consacrée
à l'agriculture biologique.
Eyes
on the Planet...
ou des regards sur un monde qui change
Passionnés de photographie et de thématiques
socio-environnementales se donnent rendez-vous sur www.eyesontheplanet.org
pour participer au concours photographique international
Eyes on the Planet, qui cherche à sensibiliser
les jeunes et l'opinion publique aux situations socio-environnementales
les plus urgentes aujourd'hui, en témoignant
des grands changements de notre planète. Les
thématiques sont au nombre de 4: environement,
personnages, climat et
nourriture.
Eyes on the Planet s'adresse aux jeunes espoirs du monde
de la photographie mais aussi aux simples amateurs français
et étrangers âgés de 18 à
35 ans, en leur offrant une véritable visibilité
et une formation. Les plus beaux clichés seront
exposés et proposés dans le cadre d'une
vente de charité dont les bénéfices
iront aux projets que soutiennent la Fondation Slow
Food pour la Biodiversité et WWF en Amazonie,
qui visent à soutenir de manière durable
et équitable le développement des économies
locales.
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Des
nouveaux gastronomes pour l'Unisg |
LLe premier mai dernier, les étudiants nord-américains
ont organisé deux rencontres à New York
et Berkeley (Californie) sur les débouchés
qui s'offrent aux diplômés de l'Université
des Sciences Gastronomiques.
Plus de 50 personnes ont pris place dans les locaux
du Murray's Cheese and The Ecology Center à l'occasion
de la première de ces réunions organisées
aux Etats-Unis: ils ont reçu des informations
sur l'offre de formation et sur les programmes, ils
se sont informés sur les débouchés
professionnels, sur les procédures d'inscription
et sur la vie en Italie.
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Nouveaux
Conviviums
Voici les conviviums qui sont récemment
venus rejoindre le réseau de Slow Food:
Bio Argentina, Mendoza
– Argentine
Oberà, Misiones
– Argentine
San Martín de los Andes
– Argentine
Rio Negro
– Argentine
Côté de Beaupré
– Canada
Klang Valley
– Malaisie
Alentejo
– Portugal
Brasov
– Romanie
Extremadura
– Espagne
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ÉDITORIAL
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Dans le monde, on constate chaque jour ce que bien
peu ont été capables de prévoir
: l'alimentation de base, les biens de première
nécessité, voient actuellement leurs
prix monter en flèche. La stabilité
de nombreux pays parmi les plus pauvres est en danger
(le prix des denrées alimentaires a déjà
occasionné des révoltes et des troubles
dans 33 pays). Dans les pays développés
également, les familles sont confrontées
à des dépenses toujours plus importantes.
Les aliments industriels, connus pour leurs prix
accessibles mais produits par un système
mondialisé que nous avons fortement critiqué
pour des raisons écologiques, de qualité
des aliments ou à cause de l'uniformisation
qu'il prône au dépends des diversités
culturelles et biologiques, ne sont finalement pas
plus équitables sur le plan économique.
De plus, cette crise est aggravée par l'envolée
de la demande de consommation, « à
l'occidentale », dans beaucoup de pays émergents
tels que la Chine ou l'Inde, par l'explosion du
phénomène des biocarburants et par
des spéculations toujours plus agressives
sur les marchés financiers.
Brusquement, l'alimentation que nous avons toujours
recherchée, celle qui est autant que possible
bonne, propre et juste, est même devenue bon
marché, en plus d'être plus savoureuse,
plus saine et plus écologique. Ceci nous
aidera peut-être à démontrer
que nos choix, contraires au système mondialisé
basé sur un libéralisme sauvage, et
qui favorisent la création d'économies
locales mises en réseau, ne sont pas la conséquence
d'une attitude élitiste. Nous avons souvent
été victime de ce malentendu: de l'extérieur,
notre association était perçue comme
hautement sélective, destinée à
satisfaire les plaisirs de personnes plutôt
riches. Toute la complexité de nos idées
risquait d'être réduite à un
simple caprice superflu réservé à
ceux qui pourraient se le permettre.
Désormais, la situation a changé,
les perspectives d'avenir se sont assombries et
il est aujourd'hui plus évident que jamais
qu'il s'avèrera nécessaire de repenser
le système de production, de transformation,
de distribution et de consommation alimentaire dans
le monde. Je crois que nous avons déjà
indiqué depuis longtemps, par notre action
et par nos choix, une route à suivre: se
nourrir en fonction du terroir, faire les choix
les plus locaux possibles, raccourcir les filières
alimentaires, privilégier la nature à
l'artifice.
D'ici à Terra Madre et au Salon du Goût,
j'invite tous les membres à s'approprier
ces réflexions, que vous pourrez suivre et
approfondir grâce aux nombreux outils de communication
mis en place par l'association, à tenter
de les réaliser concrètement au sein
de leurs conviviums et à reprendre cette
voix, qui semblait il n'y a pas si longtemps hors
du choeur et qui peut aujourd'hui représenter
une opportunité de croissance importante,
pour Slow Food et pour tous ceux qui suivent le
mouvement dans le monde entier.
Carlo Petrini
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Slow
Food
on Film |
Au terme de 5 journées
de soleil et de films, Slow
Food on Film– festival international
de cinéma culinaire (7-11 Mai, Bologne)–
a présenté les vainqueurs et
les mentions spéciales :
BFF
- BEST FOOD FEATURE (meilleur film)
Escargot
d'or
Il vento fa il suo giro /
E l'aura fai son vir / Le vent tourne
toujours
de Giorgio Diritti - Italie, 2005.
DOCS COMPETITION
(documentaires)
Escargot d'or
The price of sugar / Le prix
du sucre
de Bill Haney - USA, 2006.
Mention d'honneur:
Cry sea / Une mer de larmes
de Cafi Mohamud et Luca Cusani - Italie, 2007.
Sadot Adumin / Champ de fraises
de Ayelet Heller - Israël, 2006.
DOCS COMPETITION
- Catégorie
moins de 35'
Escargot d'or
Silent Snow / Neige silencieuse
de Jan Van Der Berg - Pays Bas, 2007.
Mention:
Il poeta della grappa / Le
poète de la Grappa
de Stefano Scarafia - Italie, 2006.
SHORTS COMPETITION
(courts métrages)
Escargot
d'or
Lo que trae la lluvia / Ce qu'amène
la pluie
de Alejandro Fernàndez Almendras -
Chili, 2006.
Mention:
Mammal / Mammifère
de Astrid Rieger - Allemagne, 2007.
Marie Spapen, protagoniste
de
Alice ou la vie noir et blanc
de Sophie Schoukens - Belgique, 2006.
BEST TV SERIES
Escargot
d'or
Cooking in the danger zone / Comment
cuisiner en zone dangereuse
de Mark Perkins, avec Stefan Gates –
UK, 2007.
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Terra
Madre est la rencontre mondiale des communautés
de la nourriture, le plus grand événement
culturel organisé par Slow Food qui
réunit plus de 5 000 personnes originaires
du monde entier. Au cours de Terra Madre,
nous assistons à un échange
extraordinaire d'informations, d'idées
ou encore de solutions entre les délégués
des communautés de la nourriture,
qui se révèle être l'instrument
le plus efficace pour soutenir leur travail
et la biodiversité agroalimentaire.
Afin que cet événement soit
possible, l'apport significatif de tous
nos donateurs est fondamental, tout comme
l'ensemble de nos soutiens qui nous aident
selon des modalités de contribution
variées, en fonction de leurs possibilités,
à faire de ce projet ambitieux une
réalité.
Cette année aussi, nous avons besoin
de votre aide pour permettre aux délégués
des pays en voie de développement
de participer à cette édition
de Terra Madre.
Si vous souhaitez contribuer vous
aussi, écrivez à:
Simona
Malatesta
tel. +39/0172/419 648
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Han dicho
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Je
crois que la culture gastronomique de nos
populations nous guidera avec sagesse dans
la reconnaissance de nouvelles formes de socialisations
internationales qui permettront de rendre
notre monde plus agréable et meilleur
pour tous, sans limitations ni frontières. |
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Rodrigo
Gajardo Robles
Valparaíso, Chile
pelahez@gmail.com
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Nous
désirons participer concrètement
aux activités du mouvement et nous
profitons de ce bulletin pour demander quelques
précisions à ce sujet.
Nous pensons qu'il pourrait être intéressant
de montrer la manière dont les aliments
sont produits puis préparés
au sein de notre communauté locale,
que le développement vertigineux du
secteur touristique menace de perte d'identité
et de souveraineté alimentaire. |
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Daniel
Brenes
Punta del Diablo, Uruguay
buenosdias@posadarocamar.com.uy
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Envoyez-nous
vos questions et vos commentaires, écrivez-nous
vos histoires et vos expériences : nous
les raconterons ici
communication
@slowfood.com |
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