Archive et versions dans d'autres langues Si vous ne voyez pas correctement la newsletter, cliquez ici
 

Octobre 2008


Dans ce numéro:
 


Éditorial
de Carlo Petrini

L'ÉDUCATION SELON SLOW FOOD

   Rendez-vous au Salone del Gusto et à    Terra Madre

   Portes ouvertes à la ferme
   Les producteurs canadiens Elna et Doug    accueillent des groupes scolaires.

   Comparaison d'ingrédients
   Comparaison entre des aliments locaux et    de production industrielle dans le cadre
   de cours descriptifs


   Slow Kids
   Dix jours d'éducation pour les plus jeunes    à Djakarta

   Petits écologistes deviendront grands
   Un projet éducatif au profit de la    démocratie de la terre en Inde


YOUTH FOOD MOVEMENT

   L'intégration par la cuisine
   A Vienne, immigrés et réfugiés
   deviennent cuisiniers


   Entre sacré et profane
   La passion de Christian pour le fromageo

   Eat-In
   Une façon de protester contre la culture    du fast-food.

 
     





L'ÉDUCATION SELON SLOW FOOD

Rendez-vous au Salone del Gusto et à Terra Madre
  
Dans le cadre du Salone del Gusto, Slow Food offre un vaste panorama d'activités à but éducatif : dans l'aire centrale du stand – section Educa (pavillon 2), vous trouverez le jeu sensoriel Le mauvais goût destiné aux enfants, et dans le café littéraire se tiendront différents événements parmi lesquels Alimentation et cinéma (samedi après-midi), la présentation de la Fête Nationale des Jardins de Conviviums (vendredi à 11h30) et la présentation du livre « La pédagogie de l'escargot » de G. Zavalloni (samedi après-midi).

Le pavillon consacré à l'éducation est le numéro 5. A l'intérieur, vous trouverez l'aire des Jardins de conviviums (sur réservation), dédiée aux classes et articulée en 4 salles : Graines – exercices pratiques de plantation de semis et de plantes ; Biodiversité – analyse de variétés communes de légumes cultivés ; Saisons, concours de la meilleure pizza « quatre saisons » ; Dégustation, des dégustations guidées de multiples préparations à partir du principal produit d'automne du potager : la courge. Les salles Master of Food offriront le matin des cours pour les étudiants du secondaire, et l'après-midi des cours pour adultes. Vous retrouverez enfin les classiques Slow Food : Ateliers du Goût et Théâtre du Goût.

En empruntant la Via Virtuosa, vous arriverez à l'espace Imagine quelle cantine, mis en place pour présenter la réalité actuelle de la restauration collective et communiquer autour de celle que Slow Food et ses partenaires compétents proposent pour demain. Dans cet espace seront servis deux fois par jours des repas collectifs s'inspirant de la philosophie Slow Food, et vous pourrez assister librement à des tables rondes (tous les jours à 16h00). Voici les thèmes qui seront abordés :
- Jeudi 23 : La santé dans l'assiette. L'importance de l'alimentation dans la thérapie.
- Vendredi 24 : Locaux et de saison. L'organisation des achats au sein de la gestion d'un service de restauration collective.
- Samedi 25 : La cantine aussi veut son art. Rencontre entre cuisiniers et acteurs de la restauration collective.
- Dimanche 26 : Une cantine qui mette tout le monde d'accord. Le thème de l'éducation alimentaire pendant la période de scolarisation.
- Lundi 27 : Économie locale et santé mondiale. Le dialogue social à la base des initiatives au niveau local et européen pour l'éducation alimentaire, la valorisation des économies locales et pour apporter une réponse aux problématiques environnementales.

Imagine quelle cantine, également présent à l'Oval (25 octobre, 10h, salle E) sera l'un des deux Ateliers de la Terre réservés aux délégués de Terra Madre. L'autre sera Les communautés de l'approfondissement (26 octobre, 10h, salle B), qui offrira un moment de rencontre et de présentation de projets éducatifs internationaux.

De plus, le parcours sensoriel Aux origines du goût est réservé aux délégués de Terra Madre. Il entend fournir un vocabulaire sensoriel de base pour la description organoleptique des produits. (vendredi 24 et samedi 25, 10 heures et 17 heures, et le dimanche 26 à 10 heures et 16 heures, balcons du pavillon Terra Madre).
Le parcours s'articule en trois phases :
Salle Vidéo : à travers le récit d'une écolière et plusieurs animations sympathiques, un film illustre le fonctionnement des organes sensoriels et les exercices pour les entraîner et les utiliser avec attention.
Parcours sensoriel : six étapes pour commencer à entraîner ses sens(le goût, la vue, l'odorat, le toucher, l'ouïe).
Salle dégustation : Une salle pour affiner ses capacités sensorielles.
Sur le programme de Terra Madre, il est possible de consulter les horaires et les salles des rendez-vous.

En outre, au Salone del Gusto il sera également possible d'assister à la conférence Le réseau des jardins pédagogiques (26 octobre, 15 heures, Salle Cittàslow) où seront évoquées les expériences d'éducation alimentaire, sensorielle et de jardins pédagogiques en Italie et dans le monde.

Cliquez ici pour accéder au programme complet des conférences de Terra Madre au Salone del Gusto.


< Retour à l'index>



 

Slow Food travaille en ce moment à un rapport qui passe en revue, dans plus de 65 pays, les activités soutenues sur le terrain par les convivium Slow Food, par les Communautés de la nourriture Terra Madre et par tous ceux qui sont convaincus de la possibilité de manger mieux et de changer le système agroalimentaire actuel.
Voici quelques exemples puisés dans ce rapport.

 


Portes ouvertes à la ferme
Les producteurs canadiens Elna et Doug accueillent des groupes scolaires

Les fermes Edgar dans la province d'Alberta (Canada), appartiennent à la famille du même nom depuis six générations. Elles sont aujourd'hui dirigées par Elna et Doug, concepteurs d'un programme éducatif à travers lequel ils ouvrent leurs champs à des groupes scolaires pendant la période de la récolte (mai-juin). Les visites sont pour les jeunes l'occasion d'entrer directement en contact avec de nombreux produits et tous les aspects de la vie à la ferme : le lait et la viande, la culture des asperges, des haricots et des petits pois. Pendant qu'elle les guide dans toute l'exploitation en leur expliquant les cycles de vie naturels et l'importance de consommer des produits de saison, Elna invite les jeunes à toucher, goûter et choisir personnellement les aliments.
Le programme mis au point par les époux Edgar vise à combler un vide éducatif des programmes scolaires en matière d'alimentation : souvent, les principes de base qu'ils enseignent sont une nouveauté absolue pour les enfants, tout comme le fait que les aliments ne proviennent pas uniquement des entrepôts des magasins, mais aussi de la campagne.
« Les enfants ont le pouvoir extraordinaire d'influencer les comportements d'achat et les habitudes de leurs familles, et peuvent ainsi devenir les partisans des produits frais locaux. Il n'est pas rare de les voire revenir chez nous le weekend avec leurs parents », raconte Elna.
« Lorsque le bus scolaire quitte la ferme en emportant avec lui les enfants et leurs cris de joie, nous sommes pris d'un sentiment de vide, que nous comblons vite en organisant les visites suivantes », explique Doug. « Nous nous remettons au travail avec une grande satisfaction pour nous, pour notre terre et pour le futur.

Contacts:
Doug y Elna Edgar
Producteurs de légumes frais de la communauté d'Innisfail, Canada
elna@edgarfarms.com



< Retour à l'index>


Comparaison d'ingrédients
Comparaison entre des aliments locaux et de production industrielle dans le cadre de cours descriptifs

Dans la vile de Beriosa, près de Brest en Biélorussie, Slow Food travaille avec une école à un programme d'éducation du Goût. Le projet entend faire ressortir les différences entre les aliments locaux et les produits de fabrication industrielle, et permet aux jeunes d'entrer en contact avec des producteurs et des cuisiniers de la région. La méthode suivie lors des ateliers comparatifs est simple et rapide :les étudiants produisent deux versions d'un même plat en utilisant des matières premières différentes, et terminent l'atelier par une analyse sensorielle des résultats.
A l'heure actuelle, le programme prévoit des cours sur différents produits de la région : le poisson, le fromage, la saucisse et le poulet. Les classes bénéficient également de l'intervention de producteurs locaux. Par exemple, le cours sur le poulet a débuté par l'intervention d'un petit agriculteur qui a présenté les méthodes traditionnelles d'élevage et de transformation, pour permettre aux jeunes de les comparer avec les méthodes d'élevage intensif qu'utilisent les éleveurs à une plus grande échelle. Ensuite, à partir d'une recette, les élèves ont préparé deux types de poulet et ont évalué les plats obtenus au moyen de dégustations sensorielles guidées.
A la fin de la première rencontre, un questionnaire a été distribué aux parents et aux enfants afin d'évaluer le ressenti des enfants par rapport à ce projet et de comprendre en quoi celui-ci pourrait modifier leurs habitudes alimentaires.
Les réponses ont toutes été positives : une jeune fille affirme par exemple que grâce aux cours, elle prépare désormais régulièrement du poisson chez elle avec sa mère.
Le collège de Beriosa espère inscrire ces cours de manière définitive dans le programme, en élargissant les thématiques déjà existantes et en offrant aux parents la possibilité de participer, et souhaite servir d''exemple aux autres écoles de la ville.

Contacts:
Vistunova Lidziya
Responsable du convivium Slow Food de Beriosa, Biélorussie.
j.vistunova@slowfood.it


< Retour à l'index>


Slow Kid
Dix jours d'éducation pour les plus jeunes à Djakarta

Gregory croit fermement qu'on peut répéter sans cesse aux gens que certains aliments sont dangereux sans que le message passe, mais qu'il existe une manière plus efficace de modifier concrètement leurs habitudes alimentaires.
Alors que l'obésité devient une urgence sanitaire bien réelle, le convivium Slow Food Lippo Karawaci de Djakart a décidé d'agir concrètement en enseignant aux jeunes la différences entre des aliments traités chimiquement et des produits cultivés de manière naturelle.
En partenariat avec une université locale, le convivium a organisé un festival gastronomique de dix jours, composé d'ateliers du goût et d'un village Slow Food. Une zone a été réservée à l'éducation du goût pour les plus jeunes, par le biais d'ateliers répartis dans quatre tentes, chacune consacrée à un thème précis. la première thématique abordée, Développer les sens, a expliqué aux enfants comment distinguer les produits fabriqués à partir de matières premières de qualité de ceux tirés de matières premières médiocres. Au cours d'un autre atelier, ils ont dû deviner le contenu de six flacons en utilisant uniquement leur odorat. Le cours sur le lait leur a parlé de l'origine, des bienfaits et des différentes sortes de lait, depuis celui produit industriellement jusqu'au lait non pasteurisé en provenance directe de la ferme. Après avoir participé à la traite d'une vache, les enfants ont pu goûter le lait encore chaud et le comparer à différentes sortes de lait pasteurisé disponible dans le commerce.
L'atelier sur la consommation responsable s'est révélé être un instrument pédagogique très efficace. Les élèves ont mangé un morceau de banane pendant que les informations étaient diffusées en fond sonore à un volume élevé. Ils ont ensuite mangé en silence et ont été invités à se concentrer, à savourer le fruit, à être attentifs à sa couleur, à sa forme, à son odeur, et à se focaliser sur sa saveur. Enfin, ils ont discuté de ces deux expériences de dégustation radicalement différentes.

Contact:
Gregory Ernoult
Responsable du convivium de Lippo Karawaci, Indonésie.
gregerni@hotmail.com


< Retour à l'index>


 

Petits écologistes deviendront grands
Un projet éducatif au profit de la démocratie de la terre en Inde

En Inde, toute une génération est entrain de grandir en ignorant tout ou presque de ce qu'elle mange. L'intérêt pour les origines et la qualité des aliments ou pour l'agriculture durable ne font pas partie du discours alimentaire, alors mêmes que l'activité et la culture agricoles ancestrales sont aujourd'hui en crise, comme le prouve chaque année le nombre de suicides parmi les paysans indiens.
Les supermarchés poussent les petits producteurs en dehors des circuits de vente ; les autorités veulent chasser les vendeurs ambulants hors des rues ; la récente réforme agricole a encouragé la culture de produits génétiquement modifiés et les enseignes de restauration rapide se multiplient.
Alarmé par la situation, Rahul Rahul Antao du convivium de Slow Food Mumbai, s'efforce de responsabiliser les jeunes pour qu'ils redressent le cap. En mars 2007, il a engagé un partenariat avec The Young Eecologist Initiative, un projet lancé par les convivium Slow Food et par l'ONG indienne Navdanya fondée par Vandana Shiva, vice-présidente de Slow Food International. A travers Young Ecologist Initiative, elle espère « donner la parole aux jeunes lorsqu'on parle de leur futur ».
La structure éducative du programme repose sur quatre piliers : acteurs, thème, ressources et objectifs. Les cours utilisent des méthodes pédagogiques interactives telles que le « brainstorming », le travail en groupe, les jeux, les discussions et le théâtre, sans oublier toutes les autres activités qui permettent d'apprendre d'une manière différente. Les sujets de cours comprennent : la terre (le sol, les graines et les politiques alimentaires), l'air (changements climatiques et énergie), la vie et le train de vie (civilisation de consommation et durabilité) et enfin l'eau.
Les activités en classe et les cours sont complétés par des leçons de cuisine à partir de céréales traditionnelles et de légumes biologiques cultivés à proximité. Parfois, ce sont les enfants eux-mêmes qui cultivent les légumes selon les méthodes biologiques.
Le projet du jeune écologiste permet aux enseignants de tous les niveaux de réveiller de manière plus efficace la conscience des jeunes et de faire appel à leur habilité et à leur participation active.

Contact:
Maya Gobhurdhun
Fondation Navdanya
navdanya@gmail.com


< Retour à l'index>



YOUTH FOOD MOVEMENT

L'intégration par la cuisine
A Vienne, immigrés et réfugiés deviennent cuisiniers

La jeune Jelka Perusich est la coordinatrice du projet Wien Cooks, lancé à Vienne au cours de l'été 2007 par le convivium local.
Pour faire face à l'urgence de l'intégration des réfugiés et des immigrés dans la société viennoise, le convivium Slow Food a décidé de collaborer avec l'association Connecting People dans le cadre d'un projet qui permet aux immigrés de devenir cuisiniers. Certains d'entre eux sont jeunes ou adolescents, seuls, arrivés sans leur famille et à la recherche d'un foyer ; d'autres sont des immigrés qui vivent en Autriche depuis plusieurs années. Ce qui les relie est la passion pour la cuisine, ainsi qu'une habilité artisanale hors pair. Ils préparent des plats typiques de pays différents et invitent ainsi les consommateurs à faire connaissance avec leurs cultures. De plus, ils offrent un spectacle de cuisine multiculturelle et un service de traiteur pour des manifestations ou des fêtes. Jekla soutient que la philosophie des « cuisiniers viennois » se base sur le postulat que cuisiner, manger et partager les repas est fondamental quelle que soit la culture. « Le patrimoine culinaire est essentiel pour notre identité, tout comme la musique, la littérature, l'art, la langue ou la religion. Dans les parfums et dans les saveurs de notre enfance survit un souvenir qui nous est intimement lié ». C'est particulièrement vrai pour ceux qui, à cause d'un déplacement ou d'une migration, ont perdu leurs racines ou ont dû abandonner leur terre natale. En cuisinant des plats typiques, ils peuvent ainsi raviver leur culture et la partager avec ceux qui font désormais partie de leur nouvelle terre.
Les plats sont préparés à partir des meilleurs produits locaux, frais, de saison et biologiques.

Contact:
Jelka Perusich
Membre du convivium Slow Food de Vienne
jelka.perusich@slowfoodwien.at


< Retour à l'index>


Entre sacré et profane
La passion de Christian pour le fromage

Christian est un jeune homme allemand de 21 ans qui étudie la théologie à l'Université de Leipzig, et qui a décidé de produire du fromage avec des acariens !
C'est dans sa ville natale, Würchwit, dans le Land de Saxen-Anhalt, qu'a débuté au Moyen-Âge la fabrication traditionnelle du fromage à l'aide d'acariens.
Christian a monté son entreprise au printemps 2006. La base du fromage aux acariens est un caillé bien égoutté, qui peut être de brebis, de vache ou de chèvre. Le fromage est affiné dans des caisses de bois contenant des acariens spécifiques. Il faut trois à six mois, et des soins extrêmement minutieux, pour que ce processus délicat arrive à son terme. Le fromage est uniquement fabriqué du printemps à l'automne, car les acariens ne sont pas actifs durant l'hiver. Le stade d'affinage optimal est atteint lorsque le fromage prend une couleur ambrée et une consistance ferme ou dure. Le goût est très particulier, avec une note amère. Le fromage aux acariens de Würchwitz fait partie de l'Arche du Goût de Slow Food et Christian est l'un des jeunes délégués que nos pourrons rencontrer à Terra Madre 2008.

Contact:
Christian Schmelzer
christianschmelzer@gmx.de


< Retour à l'index>


Eat-In
Une façon de protester contre la culture du fast-food

La première édition de Slow Food Nation, qui a eu lieu en août dernier à San Francisco, a été le théâtre d'une initiative unique en son genre, soutenue par le Youth Food Movement: le Eat-In. Le premier Eat-In s'est tenu à San Francisco dans le Dolores Park et a vu se réunir autour à la longue table dressée au sommet du parc 250 étudiants et jeunes agriculteurs, cuisiniers, artisans et activistes venus de tout le pays. Grâce à cet immense succès, le Manifeste de l'Eat-In a été distribué à l'occasion d'événements semblables partout dans le monde et circulera également à Terra Madre : il sera distribué le samedi à l'occasion de la manifestation consacrée à la centaine de jeunes délégués qui se réuniront à Turin.

Manifeste du Eat-In
Qu'est-ce qu'un Eat-In?
Un Eat-In est une façon de protester contre la culture du fast-food.
Un Eat-In est un appel à une alimentation bonne, propre et juste.
Un Eat-In est une déclaration qui fait de l'alimentation notre language commun et un droit universel.
Un Eat-In est une célébration de ceux qui cultivent, produisent, vendent et cuisinent nos aliments.
Un Eat-In est un encouragement à agir adressé à la génération qui hérite de notre système alimentaire pour qu'elle descende de ses machines, qu'elle éteigne ses ordinateurs et qu'elle se réunisse autour d'une table
.

Comment faire un Eat-In
• Invite d'anciens et de nouveaux amis à cuisiner dans ta cuisine. Invite d'autres amis à cuisiner dans d'autres cuisines. Un Eat-In peut se faire à 5 comme à 50.
• Allez dans les Marchés des Producteurs et dans les commerces de proximité. Serrez la main de qui vous nourrit.
• Dressez votre table dans un parc, dans une ferme, en face de la mairie ou sur le parking d'un McDonald's.
• Mangez ensemble.

Pour plus d'information et pour regarder l'album photo du Eat-In de San Francisco, cliquez ici.


< Retour à l'index>


   
   


  ÉDITORIAL
.......................................................

Rameaux, sève, racines

Toute l'association se prépare à retrouver cet état d'esprit particulier, qui atteindra son paroxysme en octobre avec le Salone del Gusto et Terra Madre.
Je me souviens de l'atmosphère de ces jours du début du mois d'octobre, lorsque nous nous retrouvions « face à face » tous les deux ans : nous les membres et les personnes qui travaillent d'une manière ou d'une autre pour Slow Food, mais également tous les sympathisants qui s'avèrent constituer un public toujours plus averti, les producteurs des quatre coins du monde, les agriculteurs, les pêcheurs, les nomades et les artisans des communautés de la nourriture.
Le Lingotto et l'Oval de Turin, où se rassemblait toute la variété humaine venue à notre rencontre avant qu'elle ne s'éparpille pendant quatre jours dans tout le Piémont, devenaient un concentré de sentiments, de savoirs, de cultures, de bonne alimentation, d'esprit de convivialité de fêtes et d'idées exceptionnelles. C'est la représentation et la célébration de tout ce qui constitue Slow Food et ce sera un événement à vivre avec tous les sens en éveil, puisqu'en plus du bonheur qu'il procure à ceux qui y croient fermement, il apporte sans cesse de nouvelles dynamiques, de nouvelles approches et de nouvelles inspirations.
Cette année, le Salone del Gusto sera encore plus relié à Terra Madre : ils constitueront plus que jamais une seule grande manifestation au niveau physique, ce qui a toujours été l'objectif de cette double aventure, qui a débouché sur un seul et vaste projet. Il s'agit d'une manifestation mondiale qui embrasse toute la diversité et la complexité qui sont l'âme de notre mouvement. La représentation graphique qui a été choisie pour promouvoir l'édition de cette année reprend une métaphore à laquelle j'aime recourir : il s'agit d'un arbre stylisé, avec les producteurs des communautés de la nourriture et leur culture (Terra Madre, donc) au niveau des racines, et les producteurs du Salone del Gusto qui exposent le fruit de leur savoir sur les branches. Des racines plantées loin dans la terre et très étendues ; des branches qui s'étendent haut vers le ciel. La sève qui circule dans cet arbre est faite des idées de Slow Food, partagées par tous, qui soutiennent et nourrissent l'ensemble.
Ce sera également la première fois qu'une manifestation de cette ampleur tentera d'atteindre un objectif ambitieux : un impact zéro en ce qui concerne les émissions de gaz carbonique et la production de déchets. Un projet complexe que je vous invite à découvrir avant, pendant et après le Salone, qui fera tout pour réduire à zéro l'impact nocif sur la planète. C'est un autre rêve, qui est entrain de se réaliser petit à petit, une nouvelle manière d'agir en cohérence avec nos propos : il s'agit d'avancées difficiles, qui induisent de nombreux problèmes et dont les premières tentatives seront peut-être maladroites, mais c'est indiscutablement mieux que de rester passif ou de se limiter au stade de la théorie.

Carlo Petrini

extrait de SlowFood 36



 




  CALENDRIER
......................................................

Salone del Gusto - Terra Madre
23-27 octobre
Turin, Italie

Slow Fisch
7-9 novembre
Brême, Allemagne


 














  
    Lisez les
    les dernières
    nouvelles
    sur le site
    du Salone
    del Gusto        

 
  Terra Madre est la rencontre mondiale des communautés de la nourriture, le plus grand événement culturel organisé par Slow Food qui réunit plus de 5 000 producteurs originaires du monde entier. Au cours de Terra Madre, nous assistons à un échange extraordinaire d'informations, d'idées ou encore de solutions entre les délégués des communautés de la nourriture. Afin que cet événement soit possible, l'apport significatif de tous nos donateurs est fondamental, tout comme l'ensemble de nos soutiens qui nous aident selon des modalités de contribution variées, en fonction de leurs possibilités, à faire de ce projet ambitieux une réalité.
Cette année aussi, nous avons besoin de votre aide pour permettre aux délégués des pays en voie de développement de participer à Terra Madre.
 
   
 
Si vous voulez nous
aider vous aussi, vous
pouvez apporter votre
contribution online en
cliquant ici.

 





Ils ont dit


  A l'occasion de Terra Madre 2006, ma femme Iolanda et moi-même avons hébergé Bernadette Monnè, une déléguée originaire du Burkina Faso.
Impressionnés et frappés par ses récits sur son pays, nous avons eu envie de faire quelque chose pour lui apporter une aide concrète. C'est ainsi qu'est née KARINA (KARIté au burkiNA), un projet visant à accompagner la transformation d'un groupe de 200 femmes de Ouagadougou en une petite entreprise capable de produire et de commercialiser à l'échelle nationale et internationale le beurre de Karité et d'autres produits, tout en conservant les techniques naturelles et traditionnelles.
 
     
  Gianfranco Molinar Min Beciet
gfmolinar@tiscalinet.it
 



  Je suis extrêmement heureuse de voir tous ces gens réunis avec un but en commun, à la recherche de nouvelles et de meilleures solutions de diffusion des produits alimentaires équitables en Irlande. Je suis convaincu que nous ne sommes encore qu'à l'aubre d'un futur radieux pour la production alimentaire équitable : une nouvelle voie que pourront emprunter nos agriculteurs, pêcheurs et producteurs, mais également une source d'enrichissement pour notre pays.  
     
  Mary McAleese
Présidente d'Irlande
Terra Madre Irlanda 2008
 








       
 




Envoyez-nous vos questions et vos commentaires, écrivez-nous vos histoires et vos expériences : nous les raconterons ici

communication @slowfood.com




 








Cliquez ici pour lire les informations concernant le réseau de Terra Madre.
Pour la recevoir,
écrivez-nous à:
communication @slowfood.com

 
 
 
 
 
 
  Cette newsletter est réalisée par le bureau de la communication de Slow Food International
 Elisa Marenco: e.marenco@slowfood.com -  Michèle Mesmain: m.mesmain@slowfood.com
Pour les questions relatives à l'association,veuillez vous adresser au Centre de Services: servicecentre@slowfood.com
Pour ne plus recevoir cette newsletter, écrivez à communication@slowfood.com (objet: unsubscribe)