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Mars 2009
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Dans
ce numéro: |
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Slow Food en
2 mots
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Co-producteur
Slow Food soutient une nouvelle approche de la consommation
alimentaire, basée sur la connaissance approfondie
des aliments, des techniques de production et des producteurs.
Pour souligner le pouvoir du consommateur à stimuler
des changements significatifs dans le secteur agroalimentaire,
Slow Food a adopté le terme co-producteur. Ce terme
fait référence au fait qu'un consommateur,
par ses choix éclairés et lorsque cela est
possible à travers un rapport étroit avec
les agriculteurs, les pêcheurs, les éleveurs,
les producteurs de vin et de fromage, devient un "consomm-acteur",
qui joue un rôle actif dans le processus de production.
Le co-producteur ne se contente pas d'acheter. Il sollicite
des informations et des conseils afin de pouvoir reconnaître
des différences qualitatives et se nourrir de manière
plus saine, plus savoureuse et plus responsable. Grâce
à ces consommateurs attentifs et informés,
l'agriculteur est davantage incité à utiliser
des méthodes qui garantissent la biodiversité
des produits et leur qualité.
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De
la table
à la terre... |
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Des
Chefs dans la classe sur l'île de San Juan
Un programme
pilote de restauration scolaire équitable
à l'essai sur l’île de San Juan |
Le convivium Slow Food Land and Sea a été
formé dans le but d’offrir un service de
restauration scolaire durable aux habitants de l’île
de San Juan (Nord-Ouest des USA, près de l’île
de Vancouver au Canada), dont la communauté est
étroitement liée aux producteurs locaux.
L’idée a commencé à prendre
forme il y a plus d’un an, après une rencontre
avec Tom French, un cuisinier membre du collectif à
but non lucratif Experience Food, et le projet est aujourd’hui
opérationnel. Il permet non seulement de proposer
des menus sains et nourrissants, mais joue aussi le rôle
de programme pilote auprès des écoles du
pays qui voudraient modifier leur service de restauration.
Le Experience Food Project fait l’objet de nombreuses
observations pour déterminer les changements dans
le domaine des comportements, des habitudes et de l’hygiène
alimentaires ; de calculer les coûts réels
et la portée d’un tel programme ; et enfin
de poser les jalons d’une nouvelle culture de la
restauration scolaire, en collaboration avec les producteurs
locaux. Le convivium continue à apporter son aide,
notamment sous la forme d’une assistance aux habitants
et aux producteurs, et le programme accorde une grande
place à l'éducation, comme l’explique
Tom French :
« Au cours de l’année passée,
nous avons mis en place nos 13 programmes d’enrichissement
scolaire en association avec l’équipe éducative.
Ils comprennent entre autres des visites d’exploitations,
des jardins pédagogiques, une sensibilisation des
parents, des démonstrations de cuisine, des exercices
d’éducation du goût …
Notre programme emblématique, « Chef in the
classroom » (un Chef dans la classe), met en évidence
l’importance historique et culturelle de l’alimentation
ainsi que la signification et le plaisir d’un repas
partagé. Il prévoit également une
éducation à l’alimentation à
travers des interventions en classe, des manifestations
culturelles et des activités extra-scolaires organisées
avec les habitants : par exemple, nous avons contribué
à la célébration de la culture hispanique
nationale en proposant des danses, de la musique et des
plats traditionnels hispaniques.
Les produits utilisés locaux, savoureux et bien
présentés ; les élèves s’en
régalent, et nous les sensibilisons à l’activisme
alimentaire à l’échelon le plus proche,
famille par famille ! »
Pour plus d’informations :
Chef Tom French
cheftom@whidbey.com
Site
de Tom French
Linda Degnan Cobos, responsable de Slow Food
Land and Sea
westboy@rockisland.com
Site
de Slowfood land and sea
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Slow Fish à Gênes
Le futur de la
mer se construit en éduquant le goût |
Un des thèmes principaux de Slow Fish 2009 (Gênes,
17-20 avril) est «Eduquer le goût».
Savoir choisir un poisson est important : pour notre plaisir
gastronomique bien sûr, mais aussi pour notre santé,
pour notre budget et pour l’environnement. Voici
ce que vous trouverez à Slow Fish, parmi de nombreuses
autres activités :
- Les Ateliers de l’eau, pour approfondir
sa connaissance des thèmes liés à
la mer et à la pêche ;
- Des achats guidés sur le marché,
avec l’aide d’un assistant personnel pour
découvrir l’immense variété
de poissons qui peuplent les mers et apprendre à
reconnaître un poisson de qualité au moment
de l’achat ;
- La criée ;
- Pour ceux qui désirent aller plus loin, il sera
possible de participer au parcours de découverte
de la pêche, en embarquant à bord
de chalutiers professionnels ;
- L’espace des bonnes pratiques
mettra en avant des initiatives écologiques facilement
applicables au quotidien.
Le visiteur pourra également se perdre à
la Librairie de la mer ou à Slow
Fish en musique car le témoignage musical,
comme c’était déjà le cas à
Terra Madre, est un moyen supplémentaire d’évoquer
un territoire et sa culture.
Vous trouverez plus d’informations et le
programme complet sur le
site de Slow Fish.
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L’alimentation
sur les ondes
Au Bénin,
le convivium de Cotonou utilise la presse pour éduquer
les habitants du pays |
Prosper se sent concerné
par l’alimentation depuis très longtemps.
Agronome de formation, il est aujourd’hui agent
du gouvernement à l’Office de la Sécurité
Alimentaire à Cotonou, la capitale du Bénin.
Et les idées qu’il n’arrive pas à
faire passer professionnellement, il a trouvé la
structure parfaite pour les développer dans sa
vie privée: le convivium de Nourriture Saine Bénin.
Le convivium qu’il a fondé compte aujourd’hui
une vingtaine de membres actifs, convaincus et passionnés,
y compris sa femme et ses deux enfants et de nombreux
producteurs de nourriture. Le Convivium a attaqué
un ambitieux projet : former l’opinion publique
aux vertus d’une alimentation saine et locale. Le
convivium organise donc des rassemblements de 2 à
3 heures auxquels sont conviés un réseau
de cuisiniers, consommateurs et membres de la presse,
qui mettent les participants au contact direct avec des
produits et leurs producteurs, et les informent sur les
propriétés nutritionnelles de ces aliments
(la banane douce, le fruit du baobab, le riz, par exemple).
Ces rencontres ont souvent donné lieu à
des contrats d’achat direct avec les producteurs.
De plus, le convivium compose des fiches d’information,
des paquets radiophoniques et des CD Rom sur des produits
et des cultures spécifiques et qui sont envoyés
aux radios locales et nationales du pays, aux télévisions
et à la presse écrite. Ceci a permis, par
exemple, la réalisation de 4 émissions sur
la culture et les saisons du riz et les bienfaits et l’importance
de consommer le riz local. À l’heure actuelle,
le convivium Nourriture Saine Bénin collabore avec
3 journaux et 2 télévisions, et une vingtaine
de radios. Certaines émissions se font en langues
locales et les séquences et les «itinéraires»
sont prévus pour maximiser l’effet pédagogique
de l’information, qui met toujours l’accent
sur le magnifique travail des producteurs, et sur la dignité
et la fierté culturelle qui se niche derrière
un geste aussi simple que l’alimentation.
Pour plus d'informations :
Prosper Monde
mondeprospere@gmail.com
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Les
sentinelles au menu
Un projet d'alliance
entre chefs et Sentinelles
Slow Food |
Slow Food Italia lancera au cours du premier semestre
2009 un nouveau projet : la création d'une alliance
entre les 177 Sentinelles Slow Food d'Italie et les cuisiniers
prêts à mettre en avant ces produits, notamment
ceux de leur région, dans leur carte. L'objectif
est de raconter à un public aussi large que possible
les projets de Slow Food en stimulant la curiosité
et l'intérêt vis-à-vis des initiatives
visant à préserver la biodiversité.
Les conviviums italien, sous la tutelle de coordinateurs
régionaux, se donneront les moyens de faire participer
les chefs de leur zone qui partagent la philosophie Slow.
Les chefs distingueront les produits de l'Arche dans les
menus en indiquant le nom du producteur. Slow Food communiquera
par ses propres canaux sur le nom des établissements
dans lesquels les produits des Sentinelles seront proposés
à la dégustation. Les moments forts de ce
projet seront les dîners de l'alliance, que chacun
des restaurants engagés organisera tour à
tour au début de l'été 2009. Une
partie de la recette sera reversée au projet des
Sentinelles Slow Food.
Pour plus d'informations, contacter Tiziana Gazzera, tel.
+39 0172 419643 t.gazzera@slowfood.it
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...de la terre
à la table
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Aidez-nous
à nous faire entendre
Un appel lancé
par les communautés de Madagascar
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Madagascar a fait les gros titres
des journaux en raison des manifestations dans la capitale,
de la pauvreté, de la lutte politique entre le
maire et le chef du gouvernement. Peu d'articles, en revanche,
ont traité de ce qui se passe dans les campagnes,
et qui concerne par conséquent la majorité
de la population.
Le groupe sud-coréen Daewo Logistic a obtenu en
concession pour 99 ans (deux générations
!) un million trois cent mille hectares, soit la moitié
des terres arables de toute l'île. Son intention
est de cultiver du maïs et des palmiers à
huile. Les coréens se sont engagés, si le
contrat était signé, à construire
des routes, des écoles, des hôpitaux... mais
ils causeront en contrepartie l'appauvrissement et la
déstabilisation sociale de milliers de paysans,
qui deviendront ainsi les salariés de monocultures
intensives, sans parler de l'aggravation de l'insuffisance
alimentaire car ces cultures seront destinées à
l'export.
« Le gouvernement affirme que le projet est actuellement
à l'étude. Mais le PDG de Daewoo a confirmé
que l'accord avait été conclu, les autorités
régionales ont signé le contrat et sont
en train de délimiter les terrains », nous
écrit Rindra Andriambola, le responsable de la
communauté du riz rose, qui ajoute: « Il
se passe quelque chose de terrible !! Les petits producteurs
ne peuvent rien faire face à ce géant. Il
ne nous reste qu'à déplorer la perte des
terres de nos ancêtres, que nous avons cherché
à conserver au mieux. Nous ne pouvons même
pas savoir si cette société utilisera des
semences OGM et des engrais chimiques. Nous avions l'espoir
de sortir de la pauvreté grâce à l'agriculture
biologique, mais désormais nous ne savons plus
quoi faire. Nous voudrions voir grandir une protestation
de masse, et vous pouvez nous aider à nous faire
entendre », en
signant vous aussi notre pétition ou
en écrivant à
- Monsieur Panja RAMANOELINA, Ministre de l'Agriculture
de l'Elevage et de la Pêche. BP 301, Anosy Antananarivo
MADAGASCAR
- Monsieur RATOHIARIJAONA Rakotoarisolo Suzelin, Directeur
de l'Appui à l'Organisation des Producteurs auprès
du Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et
de la Pêche. BP 301, Anosy Antananarivo MADAGASCAR
mail : daop@maep.gov.mg
Rindra Andriambola
andriambolar@yahoo.fr
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Le
lien RSA
Un nouveau type
de RSA (Restaurant Supported Agriculture) au profit
de la production alimentaire locale |
Le chef de Terra Madre David Swanson, qui s'occupe de
la Braise Culinar School de Milwaukee, a mis en place
l'été dernier un programme de RSA à
l'échelle locale. En s'inspirant du principe des
CSA (Community Supported Agriculture, l'équivalent
américain des AMAP) selon lequel des particuliers
versent un acompte à une exploitation locale en
échange de produits frais pendant toute une saison,
les restaurants passent un accord avec des producteurs
locaux et paient d'avance une part de leurs factures.
Cela permet aux producteurs de bénéficier
d'une meilleure trésorerie en début de saison,
mais les restaurants aussi y trouvent leur compte : comme
nous l'explique David, ils profitent « d’une
offre constante à un meilleur prix en gagnant du
temps, puisqu'il n'y a plus besoin de chercher son approvisionnement;
le producteur bénéficie de revenus plus
constants et peut gérer son exploitation de manière
plus efficace.
Pendant toute ma carrière de chef, je me suis fourni
auprès de producteurs locaux. Apprendre à
utiliser les produits de saison disponibles sur le marché
sous la direction de chefs français m'a permis
de comprendre la valeur d'une bonne alimentation. Le fait
de travailler dans différentes régions du
monde, ayant chacune ses propres conditions d'utilisation
des aliments locaux, m'a exposé à de multiples
approches, jusqu'à ce que je m'installe à
Milwaukee. J'ai commencé à créer
un système pour faciliter l'approvisionnement à
l'échelle locale, et de là est né
le RSA », ajoute David.
Cliquez
ici pour lire l'interview
complète de David sur le site de Slow Food USA.
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Otilia
la chef rencontre Nadia la productrice slow
Otilia Kusmin,
chef argentine du réseau de Terra Madre,
nous raconte une expérience vécue
après Terra Madre 2008 |
« Lors de Terra Madre, une des recommandations du
réseau des chefs a été d'adopter
un produit artisanal, pour que ces liens puissent rendre
plus équitable à la fois nos menus et la
production elle-même.
A Terra Madre, j'ai rencontré Nadia, qui représentait
la communauté agricole de la Province de Rìo
Negro. Son enthousiasme et le projet Slow qu'elle désirait
mener m'ont plu immédiatement, et nous avons tout
de suite eu envie de travailler ensemble.
Nadia a 21 ans et étudie l'agriculture biologique
à l'université, mais elle travaille également
dans une école de sa région où elle
enseigne aux enfants et à leurs familles les méthodes
de culture et de transformation biologiques. De plus,
elle gère avec sa famille un champ de 140 hectares
en Patagonie, entièrement consacré à
la production à petite échelle. Ils y élèvent
de manière naturelle des ovins, des poulets, des
vaches et produisent des fruits et légumes biologiques.
Le miel, le pain, les gâteaux, la bière artisanale,
les fromages et les yaourts sont également produits
sur place.
Ensemble, nous avons commencé à travailler
sur les recettes paysannes. Le fruit de ce travail est
un recueil de 100 recettes qui mettent en avant les produits
locaux, comme ceux des champs de Nadia ou du jardin pédagogique
de l'école où elle travaille. Le livre a
été utilisé pour préparer
les menus de la cantine, et les enfants ont pu l'emmener
chez eux.
Nous avons aussi travaillé sur un autre projet,
la promotion des activités d'éco-tourisme
: en effet, la ferme de Nadia comprend un petit bungalow
construit de manière éco-compatible qui
peut accueillir quelques visiteurs et ainsi relancer le
tourisme dans cette région, tout en constituant
une source supplémentaire de revenus.
Cette expérience m'a permis d'enrichir mes horizons
personnels et professionnels, mais aussi de voyager dans
mon passé et de retrouver ces plats simples et
surprenants à la fois que ma grand-mère
préparait à partir des produits du jardin.
Je ne voulais pas manquer l'occasion de vous raconter
combien l'échange entre un chef et un producteur
peut être enrichissant : tous les chefs de Terra
Madre devraient le faire ! "
Otilia Kusmin
Cuisinière de Terra Madre, Argentine
otilia@fibertel.com.ar
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Voix
de Terra Madre
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Une
bergère néerlandaise sur la lande |
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Chaque
matin, nous sortons nos 600 moutons de
Drenthe, la race la plus ancienne d'Europe,
pour les faire paître sur le balloërveld
(la lande), comme l'ont fait avant nous
tous les fermiers de cette région
du Nord-est des Pays-Bas depuis le Moyen-âge.
Tandis que les exploitations industrielles,
les hypermarchés et les chaînes
de restaurants deviennent un standard
de plus en plus généralisé,
nous perpétuons tranquillement
une tradition qui nous donne beaucoup
de plaisir, à nous et à
ceux qui nous rendent visite, qui est
importante pour l'environnement local
et qui nous aide à sauvegarder
une race rare qui fournit une viande délicieuse
et biologique au marché local...
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Marianne
Duinkerken
m.w.duinkerken@hotmail.com
Cliquez
ici
pour lire toute l’histoire de Marianne
Duinkerken sur le site de Terra Madre..
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Le mouton de Drenthe et le mouton de Kempen ont récemment
été admis au sein des quelques 300 Sentinelles
que compte Slow Food dans le monde. Nous remercions
tout particulièrement ceux qui ont attiré
l'attention de Slow Food sur ces races authentiques
et qui ont longtemps travaillé avec acharnement
pour parvenir à ce statut de Sentinelle. Les
deux communautés de la nourriture ont encouragé
les bergers et les conviviums Slow Food locaux, les
bouchers, les chefs ainsi que les groupes agricoles
et écologistes locaux à travailler de
concert afin de préserver ces deux races ovines
authentiques, splendides et importantes. Ces communautés
incarnent l'esprit dont nous avons besoin pour atteindre
nos objectifs.
Vous trouverez plus d'informations sur les Sentinelles
en cliquant
ici.
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Traditions alimentaires
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Du
Suovas de renne à emporter
Le tout nouveau
convivium Slow Food Sápmi soutient la production
de ce filet de renne séché traditionnel
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Les membres d'un des conviviums
Slow Food les plus récents, Slow Food Sápmi,
n’en sont pas à leur coup d’essai
au sein du réseau de Terra Madre : il y a plusieurs
années, ils ont mis en place une Sentinelle pour
soutenir la production du suovas, un filet
de renne salé et fumé, une des traditions
gastronomiques les plus anciennes de la région.
Les Sámi sont les indigènes d'une région
du Nord de l'Europe partagée entre la Suède,
la Finlande, la Norvège et la Russie, que l'on
appelle Sápmi. Tandis qu'ils exercent traditionnellement
des métiers variés, comme par exemple
la pêche côtière, la chasse des animaux
à fourrure et la garde de troupeaux, leur nourriture
dépend presque exclusivement des immenses troupeaux
de rennes. La plupart des aliments traditionnels des
Sámi sont préparés pour rester
comestibles tout au long des voyages de ce peuple nomade,
et les suovas sont l'une des recettes les plus
traditionnelles à base de viande de renne. Les
vrais suovas se préparent en séchant
au sel les filets du haut de la cuisse puis en les fumant
pendant huit heures au dessus du feu dans une hutte
traditionnelle au toit en pointe. Une fois fumés,
les filets sont coupés en tranches fines et grillés
au-dessus du feu ou bien mangés crus, souvent
accompagnés de champignons marinés ou
de lingonberry (une baie rouge du Nord de l'Europe,
cousine de la canneberge). Les suovas, un mot
qui signifie « fumé » dans la langue
des indigènes, sont aussi appelés rökt
en Suède. Au cours de leurs voyages, les Sámi
les mangeaient traditionnellement avec du pain sans
levain et il est aujourd'hui possible de les déguster
servis avec du pain sans levain nordique dans certains
festivals..
Contact:
Lars-Ove Jonsson, responsable du convivium
lars-ove@sapmi.com
Pour plus d'informations sur la Sentinelle du
Suovas de renne cliquez
ici.
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Pour
nourrir nos librairies
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Le
tapis rouge est déroulé
Le documentaire
sur les communautés de Terra Madre en présentation
au festival international du film de Berlin
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L'une des attractions principales
de la section Culinary Cinema du Festival international
du Film de Berlin de cette année était
la première mondiale du documentaire Terra Madre,
le dernier film du réalisateur italien Ermanno
Olmi, le 6 février dernier. Dans cette production
inspirée par le réseau des communautés
de la nourriture de Terra Madre, ce cinéaste
de renommée internationale fait passer un message
puissant à propos de l'épineux problème
de l'alimentation et de ses répercussions économiques,
environnementales et sociales. Le réseau Terra
Madre a été créé en 2006
par Ermanno Olmi et le président de Slow Food
Carlo Petrini, qui ont uni leur passion pour le travail
et les valeurs des paysans et de tous ceux qui se sont
rassemblés à la manifestation internationale
Terra Madre de Turin.
Cliquez
ici pour lire une critique du film (en anglais).
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Programme
de Slow Food on Film |
Le festival du cinéma et
de l'alimentation organisé par Slow Food et la
Cinémathèque de Bologne présente
son programme. Vous pouvez le télécharger,
et connaître les dernières informations
sur le site www.slowfoodonfilm.com
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Pour
nourrir la pensée
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L'agriculture
durable peut-elle nourrir le monde ?
Georges Desrues
interview Michael Pollan
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La réponse sincère
serait que nous ne le savons pas, puisque nous n'avons
pas essayé. Toutefois, tout comme nous devons
trouver le moyen d’entretenir une civilisation
industrielle avec une quantité toujours moindre
de combustibles fossiles, nous devons également
trouver le moyen de produire de la nourriture avec moins
de combustibles fossiles. De nombreux signes nous prouvent
que c'est possible. Nous avons vu de petites exploitations
être plus productives que les grandes fermes-usines
et les polycultures ; elles produisent de vrais aliments
tout en consommant moins de combustibles fossiles. Nous
devons garder à l'esprit que l'agriculture commerciale
à la productivité importante ne fournit
pas uniquement de vrais aliments : 50 % de ce que nous
cultivons est destiné à l'alimentation
animale, et 10 % supplémentaires finissent dans
les réservoirs de nos voitures. Ethanol et biocarburants
sont des matières premières industrielles,
et non des produits comestibles. Si nous cultivions
uniquement des produits destinés à notre
alimentation, nous disposerions de terres en abondance.
Je réfute l'idée selon laquelle nous avons
besoin de l'agriculture industrielle pour nourrir le
monde. Nous ne nourrissons pas le monde, mais le bétail
et les voitures, et dans ce système nous laissons
des gens mourir de faim. L'idée de Slow Food
de cultiver de vrais aliments, près de l'endroit
où les gens les consomment, a un potentiel immense,
mais elle aura besoin de beaucoup de temps et de travail.
Nous devrions orienter vers l'agriculture polyculturelle
les recherches que nous menons actuellement sur l'alimentation
industrielle.
Tiré du numéro 38 de la revue
italienne Slow Food.
Pour lire l'interview complète (en anglais),
cliquez
ici.
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Slow Food et Terra Madre
«Dès qu’une idée
commence à se structurer, elle commence à
mourir», a écrit le sociologue polonais
Zigmunt Bauman. Malgré cela, sans aucune
organisation, même les idées les plus
fortes se dispersent, elles restent au stade de
suggestions abstraites, loin de la vie quotidienne
et de la situation concrète des êtres
humains.
Pour Slow Food, l’horizon idéal est
Terra Madre et notre association n’a pas l’intention
de l’entraver. Nous voulons que ce réseau
grandisse et se multiplie de manière anarchique,
qu’il soit composé de mille acteurs
(producteurs, cuisiniers, étudiants, musiciens…),
de mille sujets, cultures et langues différentes…D’autre
part, nous voudrions éviter que ses mille
réalités ne se dispersent, affaiblissant
ainsi l’efficacité de leur message.
Slow Food veut être le fil dont sera tissé
le réseau de Terra Madre.
Notre association puisera sa force dans les idéaux
de Terra Madre, offrira sa visibilité à
des activités et à des solutions concrètes,
elle saura stimuler de nouveaux projets ainsi que
des campagnes d’opinion et de mobilisation.
Nous nous efforcerons d’y parvenir sans l’étouffer,
car nous sommes convaincus de porter en nous une
intuition juste : la possibilité de concilier
le plaisir et l’engagement social, la table
et la terre.
Ce bulletin revu et enrichi apportera chaque mois
les voix de Slow Food et de Terra Madre dans les
foyers, dans les associations et dans les conviviums.
Elle parlera huit langues et contera la vie quotidienne
et les projets de ceux qui, jour après jours,
nous permettent de faire un petit pas en avant vers
un monde plus propre, plus équitable, plus
agréable et plus riche de diversité
et de cultures locales. Un monde Slow.
Carlo Petrini
Président de Slow Food
International
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| Devenez
membre d’une |
grande communauté
internationale qui défend l’agriculture,
la pêche et l’élevage durables.
Fêtez avec nous les plaisirs que nous offrent
les meilleurs aliments du monde, dans toute leur
variété.
servicecentre
@slowfood.com
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CALENDRIER
......................................................
Markt
des guten Geschmacks
02 avril 09 - 05 avril 09
Stuttgart, Allemagne
Slow
Fish
17 avril 09 - 20 avril 09
Gênes, Italie
Slow
Bier
24-26 avril 2009
Münchberg et Helmbrechts, Allemagne
Horeca
27-30 avril 2009-02
Beyrouth, Liban
Slow
Food on Film
06 - 10 mai 09
Bologne, Italie
Terra Madre Tanzania
29-30 mai 2009
Dar Es Salam, Tanzanie
Journées Gastronomiques
Nord Sud
18-20 juin 2009
Libreville, Gabon
Cheese
18 - 21 septembre 09
Bra, Italie
Terra Madre Austria
28 - 29 octobre 09
Vienne, Austriche
EURO
GUSTO & Terra Madre des jeunes européens
27 - 30 novembre 099
Tours, France
ALGUSTO
– Saber y Sabor
11 - 14 décembre 09
Bilbao, Espagne
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Slow Food et Terra
Madre
en chiffres
Adhérents: 100.000
Conviviums: 1.000
Pays: 130
Sentinelles: 300
Produits de l'arche du goût :
810
Marchés de la Terre: 9
Jardins écoles: 243
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Slow Food Almanach
L'Almanach Slow Food a récemment
été publié en anglais, italien,
espagnol, allemand et français. Vous pouvez
voir une version électronique de l'Almanach
ici.
communication
@slowfood.com
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Slow Food et Terra Madre représentent pour moi...
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J'ai
24 ans et je viens de réveiller d'une léthargie
mentale qui a bien trop duré. Attrapé
par la technologie, replié sur moi-même
et parfois effrayé d’exprimer ma pensée,
j’ai permis à des us et coutumes de
nos sociétés, auxquels je ne crois
pas, de me contrôler. C’est sans doute
présomptueux de dire que j’ai changé,
mais je pense néanmoins que je suis sur la
bonne voie.
Pour moi, Slow Food est une façon d’être,
un état mental. Dans un monde où les
apparences ont souvent plus d’importance que
les contenus, j’ai décidé de
dire non autant que possible. Avant tout, je m’oppose
au viol absolu de la nature. Je suis horrifié
de voir nos écosystèmes détruits,
des animaux traités comme des biens de consommation
sans valeur, enfournés et serrés dans
des cages et tués sans scrupules ou retenue.
Voir comme les plantes et les présents de
la nature sont gâchés et totalement
sous-estimés me rend malade. Cela m’atteint
jusque dans l’âme et si je peux contribuer
à un changement, si petit soit-il, je le
ferai. Je veux une nourriture « vraie »,
de l’air frais, un monde équilibré
et des gens plus heureux. Voilà ce que Slow
Food représente pour moi. |
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Matthew
Coss
Treviso
Italie
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