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Février 2010
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Dans
ce numéro: |
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Projet du mois |
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Projet DISC
Combattre
la faim par une approche novatrice de l'éducation
alimentaire en Ouganda |
Ouganda - En Ouganda, les faibles
revenus générés par l'agriculture
poussent la majorité des jeunes à se tourner
vers d'autres emplois. À cela vient s'ajouter
la faible fertilité du sol et la dépendance
de nombreuses régions vis-à-vis des cultures
rentables comme le café. Par conséquent,
la plupart des produits destinés à la
consommation quotidienne sont importés de la
République Démocratique du Congo voisine,
ce qui implique l'augmentation des prix - et la perte
des variétés locales.
Aujourd'hui, un projet du convivium Slow Food de Mukono
réunit 17 écoles et plus de 620 élèves
pour améliorer le rapport des jeunes à
l'agriculture et pour envisager des méthodes
novatrices qui garantiraient une souveraineté
alimentaire à long terme.
Le Projet DISC (Developing Innovations in School Cultivation)
a été lancé en 2006 par Edward
Mukiibi, responsable du convivium Slow Food de Mukono,
dans le but de rétablir le lien entre les jeunes
et l'agriculture au moyen de jardins pédagogiques
où seraient cultivées des variétés
locales de fruits et légumes, selon des méthodes
traditionnelles et respectueuses de l'environnement.
Grâce à cette expérience pratique
et aux séances en classe, les élèves
apprennent à découvrir les produits locaux,
leur saveur et leur usage. Ainsi, ils apprennent à
sélectionner des aliments bons, propres et justes.
Les produits du jardin sont utilisés à
la cantine, et le reste est vendu au marché pour
soutenir le projet.
En 2010, 14 autres écoles rejoindront le projet
DISC, ce qui portera à 31 le nombre d'établissements
concernées.
Aidez-nous à soutenir ce projet en 2010
: cliquez
ici pour apporter une contribution.
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Les mots-clés de Slow Food
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Marchés de la Terre
Les marchés de la terre sont des marchés
de producteurs créés en accord avec les
principes de la philosophie Slow Food. Ces marchés,
gérés par les communautés locales,
deviennent des lieux importants de lien social où
les producteurs proposent directement aux consommateurs
des aliments sains et de qualité, à des
prix équitables et avec la garantie de méthodes
de production respectueuses de l'environnement. De plus,
une importance toute particulière est apportée
à la sauvegarde de la culture gastronomique locale
et à la protection de la biodiversité des
cultures et des races animales.
Pour plus d'informations : www.earthmarkets.net
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De
la terre à la table... |
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Terra
Madre Brésil
Réunion
du réseau de 50 communautés de la
nourriture |
Au Brésil, le réseau de Terra Madre est
composé des représentants de 50 communautés
de la nourriture et de 11 universités, des producteurs
de 8 Sentinelles, de 20 cuisiniers et 15 étudiants
liés au Youth Food Movement et de 10 artistes populaires.
Depuis sa naissance en 2004, ce réseau s'est amplifié
et renforcé au fur et à mesure, grâce
à l'importance des thèmes dont il se fait
l'écho, aux occasions de rencontres et d'échange
qui se sont succédées au fil des ans et
aux activités menées pour sauvegarder le
vaste patrimoine gastronomique du pays.
C'est ainsi que s'est créé un solide réseau
de collaborateurs et de partenaires qui a permis le déroulement
en 2007 de la première rencontre Terra Madre Brésil.
La seconde édition se tiendra à Brasilia
du 19 au 22 mars 2010 au complexe cultuel FUNARTE. Cinq
cent délégués y participeront, tout
comme plus de 200 observateurs (représentants des
autorités locales et de la société
civile, journalistes experts et professionnels de la production
agro-alimentaire). Une partie des activités prévues
au programme sera ouverte au public.
Pendant les quatre jours de cette manifestation, les délégués
auront la possibilité de participer à des
ateliers thématiques afin d'aborder des thèmes
d'intérêt commun. Dans le même temps,
des ateliers d'éducation au goût pour enfants
et adultes seront organisés, tout comme des parcours
d'analyse sensorielle, des démonstrations gastronomiques
assurées par des cuisiniers du réseau, des
conférences et des séminaires consacrés
à la qualité alimentaire, à la production
durable et à la biodiversité agricole.
Un Marché de la Biodiversité sera installé
sur l'espace vert proche de la structure qui accueillera
la manifestation. Ici, les visiteurs pourront découvrir,
déguster et acheter les produits des communautés
de la nourriture et de l'Arche du Goût brésiliennes,
ainsi que les Sentinelles du pays.
Le programme de la manifestation prévoit aussi
la présentation d'activités culturelles
liées au thème de l'alimentation comme des
expositions, la projection de longs-métrages, des
représentations musicales, théâtrales
et de danse.
Pour
plus d'informations
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Les
Marchés en plein travail
Les marchés
de la Terre à Bologne et à Milan |
Italie - Le samedi 20 février
s'est déroulée une nouvelle édition
des deux Marchés de la Terre métropolitains
en Italie.
À Bologne, où le marché suscite tous
les samedis un engouement constant, c'est à cette
date qu'a été donné le premier des
trois cours de cuisine : Antonella Bonora, chef cuisinière
et enseignante du Master of Food, a servi de guide aux
participants lors des achats sur le marché et pendant
le cours de cuisine. Le menu était à la
fois traditionnel et créatif, à base de
produits du marché, et le point culminant de l'expérience
a été atteint lors de l'indispensable moment
de convivialité, la dégustation à
laquelle chaque participant au cours a pu inviter un convive.
À Milan, la première édition du marché
pour cette année 2010 s'est tenue dans les jardins
de Largo Marinai d'Italia. Les invités d'honneur
étaient la Sentinelle du Pannerone de Lodi, les
producteurs siciliens du groupement Le Galline Felici,
ainsi que leurs oranges sanguines biologiques, et ceux
des Coopératives de pêcheurs du golfe de
Catane. Le public du Marché a également
pu participer aux Ateliers du Goût organisés
par les Conviviums lombards et faire une halte autour
des Tables de la Convivialité pour déguster
les produits tout juste achetés ou discuter comme
cela se fait sur les marchés.
Trois cours de cuisine au Marché de la Terre de
Bologne : les samedis 20 et 27 févriers et le samedi
6 mars.
Prochaines éditions du marché de la Terre
de Milan : 20 mars, 17 avril.
Pour plus d'informations:
En italien: www.mercatidellaterra.it
En anglais: www.earthmarkets.net
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Du
Nord au Sud d'un continent
Un échange
entre membres argentins et canadiens |
Les échanges sont un élément
essentiel de la force du réseau Slow Food.
Le 21 janvier dernier, les membres du Convivium Rayz de
Cuyo (San Juan, Cuyo, Argentine) ont accueilli deux représentants
du Convivium Slow Food Abitibi-Témiscamingue (Val
d'Or, Québec, Canada). Lors de leur visite en Amérique
du Sud, Ghislain Trudel, Responsable du Convivium canadien,
et sa fille Martina se sont rendus dans la région
du Cuyo pour découvrir une situation intéressante
du point de vue associatif et productif. À San
Juan, ils ont rencontré les membres locaux qui
les ont guidé dans le jardin biologique Anahata.
Ils ont ensuite longé les rangs de chardonnay et
de cabernet sauvignon avant de déguster les vins
de Miguel Mas, responsable du Convivium. Ces mêmes
membres ont apporté leurs propres productions pour
un déjeuner à l'enseigne de la convivialité
: jambon, fromage, huile d'olive, vinaigre balsamique,
vin, pain cuit au four à bois, légumes de
saison, raisin et melons tout juste cueillis. La volonté
de communiquer, de se connaître et d'échanger
des informations sur leurs pays respectifs a aidé
les membres des deux Conviviums à dépasser
sans difficulté la barrière de la langue.
C'est ainsi que, dans une langue universelle faite d'anglais,
d'espagnol et de français, de nouvelles amitiés
sont nées autour de l'inévitable mate. Une
maille du réseau mondial de Terra Madre, modeste
mais tout aussi importante que les autres, s'est renforcée
grâce à cet échange.
"L'énergie qui court le long des canaux de
Terra Madre et de Slow Food nous a permis de nous rencontrer
dans un lieu de compréhension mutuelle où
la différence de langue et la distance(Québec,
Canada - San Juan, Argentine)ne posent aucun problème."
Miguel Angel Mas,
Responsable du Convivium Slow Food Rayz de Cuyot.
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Slow Wine
L’union
des vignerons |
Géorgie – La rencontre
des Vignerons d'Europe, qui s'est déroulée
en décembre dernier en Toscane, a reçu entre
autres la participation de deux producteurs de la Sentinelle
du vin géorgien en amphore, un vin naturel produit
dans l'une des plus anciennes régions vinicoles
d'Europe. La technique de fermentation et de maturation
du vin dans de grands récipients de terre cuite
enterrés risque de disparaître, du fait d'un
marché qui privilégie la production à
grande échelle et les technologies modernes.
Les Géorgiens se sont joints aux 600 autres producteurs
de vins venus de toute l'Europe pour participer à
cette seconde édition de Vignerons d'Europe. La
manifestation a été l'occasion de discuter
de la manière dont il faudrait renouveler la qualité
des vins à l'échelle du continent, d'identifier
les menaces qui planent aujourd'hui au-dessus de la profession
de vigneron et d'y trouver des solutions. "Je craignais
qu'ici (en Italie), dans une région si riche en
traditions vinicoles, la situation soit radicalement différente
de celle que nous connaissons en Géorgie."
a expliqué Solomon Tsaishvili, un producteur de
la région de Kakheti. "Mais après une
semaine au contact des autres vignerons, je me suis aperçu
que les petits producteurs partagent les mêmes difficultés
et les mêmes espoirs qu'ils soient italiens, géorgiens
ou de n'importe quel autre pays".
Au terme de la manifestation, les producteurs géorgiens
ont été accueillis par les vignerons toscans
et les conviviums Slow Food de la région. Une rencontre
avec l'association Cammino Autoctuve, qui valorise les
vins traditionnels de la Maremma (sud de la Toscane) et
de l'île d'Elbe, a donné naissance à
un nouveau "jumelage" entre les vignerons de
ces deux régions. Un séminaire tenu en Géorgie
par un œnologue italien est déjà programmé
pour l'année prochaine.
Cliquez ici pour lire le Manifeste
européen pour une viticulture et une vinification
durables, rédigé au cours de
la rencontre Vignerons d’Europe.
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La
journée des grands-mères
Slow Food Irlande
met à l'honneur les savoirs perdus |
Irlande - La seconde journée
annuelle des grands-mères sera célébrée
le 25 avril en Irlande pour transmettre et recueillir
les savoirs perdus et les techniques culinaires précieuses
que nous avons héritées des générations
précédentes. Proposée par Slow Food
Irlande à l'occasion de la rencontre de Terra Madre
en octobre 2008, la journée des grands-mères
entend être une occasion de raviver et de transmettre
les connaissances pratiques et les gestes de votre communauté
ou de votre famille, comme la culture du jardin, la préparation
d'un plat, la conservation d'un produit de saison ou le
partage d'histoires. Tous les conviviums du monde sont
invités à participer. Les conviviums irlandais
ont une nouvelle fois organisé de nombreuses activités
dans tout le pays et étendent l'invitation aux
conviviums communautés, grands-parents et petits-enfants
du monde entier. L'an passé, Slow Food Irlande
avait fêté cette journée avec une
série d'activités comme la préparation
en public de recettes traditionnelles, un concours d'art
sur le thème "dans la cuisine avec ma grand-mère",
un concours pour découvrir les recettes que les
grands-parents et les petits-enfants préfèrent
préparer ensemble, la publication de recettes traditionnelles
de famille sur les journaux locaux, et encore bien d'autres
activités.
Pour plus d'informations:
www.slowfoodireland.com
Sarah Fleming
s.fleming@slowfood.com
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De
vrais aliments et du chocolat équitable
Les activités
actuellement entreprises par Slow Food USA pour
créer un consensus à l'échelle
du pays autour des campagnes nationales |
États-Unis
- Slow Food USA a lancé à l'automne dernier
la campagne Time for Lunch pour encourager la population
à manifester. Le but est d'inciter le congrès
à affronter sérieusement les causes de
l'obésité et des problèmes de santé
infantiles, alors que le Child Nutrition Act doit être
réexaminé cette année. "L'obésité
et le diabète coûtent à la nation
263 milliards de dollars par an, dont plus de la moitié
sont payés par le contribuable. Pourtant, les
fonds alloués aux cantines scolaires sont tellement
réduits que la plupart des écoles n'ont
pas d'autre choix que de proposer des aliments à
bas prix qui alimentent l'obésité et le
diabète. Investir dans des aliments plus sains
représente le bon choix pour nos enfants et pour
notre économie" a déclaré
Josh Veirtel, président de Slow Food USA.
Slow Food aux USA encourage les citoyens à rallier
la campagne Time for Lunch et à demander au Congrès
d'ajouter au moins un milliard supplémentaire
aux fonds destinés au Child Nutrition Act, d'améliorer
les standards de nutrition et d'aider les écoles
à mettre en place des programmes d'approvisionnement
direct auprès des cultivateurs. L'objectif est
d'arriver à envoyer 100.000 lettres, actuellement
40.000 personnes ont déjà écrit
une lettre ou signé une pétition de soutien
à la campagne.
Rendez-vous sur le
site
de la campagne pour en apprendre davantage ou pour
envoyer un courrier électronique aux autorités.
Dans le même temps, ce mois-ci le réseau
américain Slow Food on Campus s'est associé
à United Students for Fair Trade (USFT) afin
d'aider les conviviums de 33 campus dans tout le pays
à organiser une série d'activités
en faveur du commerce équitable à l'occasion
de la Saint-Valentin.
Pour en savoir davantage sur Slow Food on Campus,
cliquez
ici
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Les échos de Terra Madre
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Dharti Ma No Diwas
La Journée
Terra Madre a été l'occasion de
mettre à l'honneur le rôle des femmes
qui maintiennent leur communauté en contact
avec ses traditions et avec la nature : dans le
village de Manipur, en Inde, 250 femmes se sont
réunies pour remercier la terre-mère
et faire valoir l'importance de leur travail.
La cérémonie a débuté
par une prière collective des participantes,
suivie de chants, d'expositions et de présentations
de recettes traditionnelles. Ces femmes, en majorité
des cultivatrices et des productrices originaires
de régions rurales, ont raconté
leurs expériences. Elles ont ensuite cuisiné
et partagé des plats traditionnels avant
de chanter et danser toutes ensemble. L'organisatrice
Namrata Bali nous explique ….. |
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Inde
– "Nous avons voulu réaliser
ce projet car nous sommes fermement convaincues
que la femme maintient un lien étroit
avec la nature, l'agriculture et la tradition.
Les femmes sont les mères de nos
enfants, mais leur travail et leur contribution
à notre société n'est
pas reconnue. Les mères sont les
gardiennes des traditions, qu'elles transmettent
à leurs filles qui à leur
tour le transmettront aux leurs, et ainsi
de suite. Les femmes sont en contact avec
la nature. Ici, ce sont les femmes qui
travaillent du lever au coucher du soleil,
qui vont chercher l'eau, qui s'occupent
des fermes et qui nourrissent nos communautés.
Voilà pourquoi nous avons voulu
que le rôle des femmes soit reconnu.
Pour nous, il était capital de
profiter de cette occasion pour répertorier
certaines de nos traditions gastronomiques
et de nos recettes que nos enfants risquent
d'oublier. Aujourd'hui, l'alimentation
malsaine est omniprésente et atteint
mêmes les régions rurales
Or, nous n'en voulons pas. Ce sont les
femmes qui ont voulu cette manifestation,
parce qu'elles ne veulent pas perdre leurs
traditions.
La plupart des femmes qui ont pris part
à notre rencontre à l'occasion
de la Journée Terra Madre étaient
des cultivatrices, certaines venaient
des villes où elles travaillaient
comme ouvrières, mais elles étaient
toutes rassemblées autour de notre
tradition culinaire. Nous avons formé
un groupe mixte, à d'autres occasions
nous aurions été séparées
par caste et par religion, mais en cette
journée nous étions toutes
à égalité..
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Namrata
Bali
SEWA Academy
sewaacdy@youtele.com
Cliquez
ici pour accéder à la
galerie photo de la manifestation.
Cliquez
ici pour parcourir les 200 récits
qui nous ont été envoyées
après la journée Terra Madre,
organisée le 10 décembre dernier
par le réseau international de Slow
Food pour mettre à l'honneur l'alimentation
locale. Ces récits ont été
traduits en huit langues et sont accompagnés
de photos magnifiques.
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Traditions
alimentaires
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Sur le toit du mondes
Plus de 60
variétés de mûriers prospèrent
dans les vallées de la région montagneuse
du Pamir, au Tadjikistan
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Tadjikistan –
Dans les vallées de la région du Pamir,
dans la province de Gorno-Badakshshan, le mûrier
joue un rôle si important dans les habitudes alimentaires
locales qu'il est possible de trouver plus de 60 variétés
de ce fruit dans la région. Arrivé de
Chine par la Route de la Soie, il s'est rapidement adapté
au rude environnement montagnard, où les rares
villages sont situés dans des vallées
escarpées et où les terres arables sont
réduites.
Les 60 variétés de mûrier de la
région du Pamir sont le résultat de siècles
de sélection et d'adaptation. Les mûres
sont généralement consommées fraîches
ou employées pour la préparation de confitures,
de sirops et du pikht, une farine de mûres mélangée
à celle d'autres graines et céréales...
Dans ces lieux inaccessibles, on parle encore de nombreux
dialectes locaux et les produits obtenus à base
de mûre changent de nom en fonction de la région.
Dans la culture locale, l'arbre et le fruit du mûrier
sont associés à la beauté : les
mûres sont traditionnellement offertes aux couples
pour leur rendre la vie plus douce, et on plante toujours
un mûrier avant de construire une maison. Dans
les périodes de crise, comme lors de la seconde
guerre mondiale ou de la guerre civile qui a agité
le pays jusqu'en 1997, le mûrier a joué
un rôle essentiel jusqu'à devenir la principale
source d'alimentation.
La communauté des cultivateurs du mûrier
de Khorog fait partie du réseau de Terra Madre
depuis 2004. Elle compte actuellement 23 producteurs,
qui ont récemment créé une Sentinelle.
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Slow Food à la cantine
Faire découvrir
les aliments traditionnels aux enfants du Portugal
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Portugal –
La tiborna, un plat traditionnel à base de pain
trempé dans l'huile d'olive puis saupoudré
de sucre ou nappé de miel, se généralise
à nouveau dans la ville d'Evora grâce à
la volonté du convivium Slow Food local de redécouvrir
les aliments traditionnels, en particulier par le biais
du programme d'éducation du goût Slow Food
à la cantine.
En plus de son engagement en faveur d'une augmentation
de la consommation de produits locaux et sains, le projet
entend réintroduire des aliments traditionnels,
perdus ou oubliés, dans les cantines scolaires.
À commencer par la tiborna. Ce programme, qui
est basé dans la région rurale de Canaviais,
réunira les enfants et les générations
plus anciennes, fera entrer les élèves
dans les cuisines des chefs, organisera des séminaires
sur la production alimentaire locale, comme l'huile
d'olive et le pain. "La meilleure manière
de changer les habitudes alimentaires d'une famille
est de commencer par les enfants", affirme Victor
Lamberto, responsable du convivium Slow Food Alentejo.
"Être novateur peut aussi vouloir dire se
rapprocher du passé. Nous voulons que les enfants
mangent ce que mangeaient leurs ancêtres, et qu'ils
en soient fiers."
Slow Food à la cantine est un projet destiné
aux écoles européennes lancé en
2009 dans le cadre de la campagne Slow Food pour faire
entrer une alimentation bonne, propre et juste dans
les restaurants collectifs.
Victor S. Lamberto
vlamberto@gmail.com
Slow Food Alentejo
Pour plus d'informations sur le programme Slow Food
à la cantine :
Sarah Fleming
s.fleming@slowfood.com
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Pour
nourrir la pensée
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Thon Slow
L'Europe se
dirige vers l'interdiction de la vente du thon
rouge |
Espagne –
Début février, Slow Food Espagne s'est
joint à bon nombre d'autres organisation afin
de demander au gouvernement espagnol de prendre des
mesures urgentes pour sauver le thon rouge, désormais
très en difficulté. L'an dernier, l'espèce
a été proposée pour faire partie
du CITES (Convention sur le commerce international des
espèces de faune et de flore sauvages menacées
d'extinction) qui interdirait son commerce à
partir de 2011. Trop tard, selon de nombreux avis. La
France a déjà annoncé son soutien
à la proposition d'interdiction et la plupart
des 27 pays de l'Union Européenne donnent des
signes d'approbation. Néanmoins, l'Espagne, qui
occupe actuellement la présidence de l'Union
Européenne et qui représentera la position
des 27 à la conférence des parties à
la CITES en mars, n'a pas encore exprimé son
soutien;
Slow Food Espagne a également défendu
le travail des communautés de pêcheurs
artisanaux, comme les almadrabas (petites communautés
qui vivent de la pêche du thon) qui pratiquent
depuis des siècles une pêche durable, et
a insisté sur le fait que ces pêcheurs
sont les premiers à ressentir les effets néfastes
de la surexploitation des stocks halieutiques.
Cliquez
ici pour lire l'article intégral
en anglais
France - Un nombre toujours plus importants
de chefs cuisiniers et de restaurateurs décident
de leur propre initiative de bannir dès maintenant
le thon rouge de leurs cartes, sans même attendre
l'éventualité de l'entrée en vigueur
d'une loi. Dernier en date, le groupe Relais & Châteaux
qui a banni les espèces en danger des menus de
ses 475 restaurants. "Le problème des ressources
halieutiques est d'une urgence alarmante, et nous devons
faire en sorte que les gens s'en rendent compte le plus
vite possible", a déclaré Olivier
Roellinger, chef cuisinier et vice-président
de la chaîne internationale de restaurants et
hôtels de luxe. "L'idée est que si
tous les chefs cuisiniers du monde unissent leurs force,
nous pouvons réellement changer le cours des
choses."
Cliquez
ici pour lire l'article intégral
en anglais
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Introduire une taxe sur l'alimentation malsaine
La Roumanie
envisage d'instaurer une taxe pour limiter l'obésité
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La Roumanie pourrait
être le premier pays à instaurer une taxe
sur l'alimentation malsaine, dès le mois de mars
de cette année, pour tenter de diminuer le taux
d'obésité et de collecter des fonds pour
un système sanitaire en crise. Un Roumain sur
quatre est atteint d'obésité, et le système
de santé national souffre d'un manque chronique
de fonds. Si elle est approuvée, la taxe sera
appliquée aux producteurs d'alimentation destinée
à la restauration rapide, de certains aliments
à emporter, de frites, de sucreries et de boissons.
On estime qu'elle fera entrer environ un milliard d'euros
dans les caisses de l'État. Des mesures semblables
ont été envisagées dans d'autres
pays, dont la France et l'Australie, mais la peur d'une
augmentation du prix pour le consommateur et la difficulté
d'arriver à une formulation qui soit approuvée
de tous a empêché leur mise en application.
Cliquez
ici pour lire l'article intégral
en anglais.
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Livres
et films
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Terra Madre
L'édition
anglaise est disponible |
Dans Terra Madre, le président
de Slow Food Carlo Petrini nous raconte comment, à
l'échelle mondiale, nous ne mangeons pas les
aliments. Ce sont les aliments qui nous mangent. Inspirée
par le réseau des communautés de la nourriture
Terra Madre, la solution de Carlo Petrini au problème
de l'agriculture industrielle à grande échelle
repose sur des milliers de nouvelles alliances au niveau
local entre producteurs et consommateurs. Il propose
d'étendre ces alliances, de connecter entre elles
les communautés de la nourriture de toutes les
régions du monde afin de promouvoir l'alimentation
bonne, propre et juste. L'objectif final est un monde
dans lequel les communautés ont le droit de décider
non seulement de ce qu'elles cultivent et de ce qu'elles
mangent, mais aussi de la manière dont elles
le produisent et le distribuent.
L'édition anglaise du dernier livre de Carlo
Petrini a été publiée mi-février
:
Terra Madre: Forging a New Global Network of
Sustainable Food Communities, Carlo Petrini,
Chelsea Green, 2009
Pour plus d'informations, cliquez
ici.
L'édition italienne a été publiée
fin 2009 :
Terra Madre: Come non farci mangiare dal cibo,
Carlo Petrini, Giunti, 2009
Pour plus d'informations, cliquez
ici.
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The Food Wars
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Avec ce livre, Walden Bello, éminent
écrivain et militant du Sud du monde, nous offre
une analyse critique des différentes causes de
la crise alimentaire mondiale. Éclaireur sur
une nouvelle route vers le principe de souveraineté
alimentaire, Walden Bello affirme qu'il faut permettre
au monde en voie de développement de protéger
et de conserver une gamme variée de cultures.
The Food Wars, Walden Bello, Verso,
2009.
Pour plus d'informations, cliquez
ici.
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Il canto dell'ultima cena
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Dans Il canto dell’ultima
cena, Moni Ovadia e Gianni Di Santo explorent l'éthique
de la gastronomie juive et la relation complexe entre
alimentation et culture. Ils racontent l'histoire de
générations de migrants méditerranéens,
fortement attachés à leurs recettes et
à l'idée de nourriture "pure"
(kasher), mais tout autant disposés à
enrichir leur cuisine avec celle de leurs nouvelles
patries.
Il canto dell’ultima cena, Moni
Ovadia e Gianni Di Santo, Einaudi, 2010.
Pour plus d'informations, cliquez
ici.
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Le Porno Vert d'Isabella Rossellini
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Avec une approche excentrique pour
un problème sérieux, cette série
de brefs courts-métrages d'Isabella Rossellini
aborde la crise de la pêche et sur les habitudes
de reproduction des animaux marins. Plébiscitée
par la critique, cette approche est correcte du point
de vue scientifique mais également extrêmement
divertissante.
Cliquez
ici pour voir les courts-métrages.
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Mme Bao Sr, 85 ans à en croire les articles
parus début février 2010, est décédée.
Elle était le dernier être humain
à parler la langue "bo", une
des dix langues connues dans les Îles Andamane
et Nicobare, situées dans le golfe du Bengale,
près de la Birmanie. Avec elle, c'est une
manière de s'exprimer qui disparaît.
Cette "extinction culturelle" n'est
pas un phénomène rare : selon les
linguistes, il existe environ 7000 langues dans
le monde, dont 5900 sont parlées par seulement
3% de la population de la planète. Des
langues menacées d'extinction, qui auraient
beaucoup à nous raconter sur qui est l'homme,
sur son rapport à l'environnement, sur
sa culture et sur son évolution.
Nous sommes face à une perte de diversité
qui pourrait être comparée à
celle qui frappe la biodiversité et que
Slow Food et Terra Madre combattent depuis longtemps.
D'autre part, ces langues menacées sont
intimement liées à ces mêmes
sociétés rurales, tribales et paysannes
qui constituent l'âme et le corps de Terra
Madre.
Si Terra Madre est la maison de la diversité,
de l'affirmation identitaire, de l'échange
et de l'ouverture, d'une agriculture et d'une
gastronomie bonnes, propres et justes, alors nous
ne pouvons pas rester inactifs face au phénomène
de l'érosion du patrimoine linguistique.
Terra Madre représente le lieu idéal
pour intervenir, ou tout du moins pour faire figurer
ce problème à l'ordre du jour, en
discuter et y apporter des solutions.
Pour cette raison, je peux affirmer dès
maintenant que le thème des langues sera
l'une des nouveautés importantes de la
prochaine édition de Terra Madre, du 21
au 25 octobre 2010.
Au moment où j'écris, l'organisation
de la manifestation est encore à un stade
embryonnaire, mais nous pensons laisser le soin
aux peuples indigènes d'ouvrir Terra Madre
2010. Ceux qui interviendront ne seront plus des
personnalités politiques, des grands penseurs
ni des intellectuels. Les acteurs seront certains
représentants de peuples qui s'expriment
avec des langues moins internationales, ce qui
ne signifie pas pour autant qu'elles sont moins
utilisées (en terme de nombre de "locuteurs").
Ce sera leur manière, notre manière,
de signaler au monde entier que les langues sont
très nombreuses et variées, qu'elles
sont l'expression d'une diversité précieuse,
liée à la biodiversité, aux
savoirs que nous défendons, aux manières
les plus durables de vivre dans ce monde..
Carlo Petrini
Président de Slow
Food
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Slow Food aide des
communautés du monde entier à reconstruire
leurs systèmes alimentaires locaux, afin
de garantir une nourriture meilleure, protéger
l'environnement et maintenir la diversité
culturelle.
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de solutions concrètes. |
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membre d’une |
grande
communauté
internationale qui défend l’agriculture,
la pêche et l’élevage durables.
Fêtez avec nous les plaisirs que nous offrent
les meilleurs aliments du monde, dans toute leur
variété.
servicecentre
@slowfood.com
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Slow Food et Terra
Madre
en chiffres
Adhérents: 100.000
Conviviums: 1.300
Pays: 150
Sentinelles: 314
Produits de l'arche du goût :
903
Marchés de la Terre: 10
Jardins écoles: 300
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Slow Food France propose 12 gestes pour
manger Slow
1. Faites-vous (un)
plaisir !
Prenez le temps de déguster, soyez à
l’écoute de vos sensations : c’est
le meilleur moyen de manger correctement.
2. Fêtez les saisons à table
!
A chaque saison, retrouvez le plaisir de goûter
à nouveau des saveurs éloignées
depuis un an.
3. Pensez mondial, mangez
local !
Préférez la production d’agriculteurs
ou d’éleveurs proches de chez vous:
vous renforcerez ainsi l’économie
locale et contribuerez à resserrer les
liens entre les habitants d’un même
territoire.
4. Mangez quelque chose que vous cultivez…
…et cultivez quelque chose que
vous mangez. C’est la façon la plus
délicieuse de vous relier à la
nature.
5. Rencontrez des agriculteurs, des éleveurs,
des artisans et commerçants spécialisés.
Achetez en circuit court (marchés des producteurs,
Amap…), auprès d’artisans (boulangers,
charcutiers, fromagers…) ou de commerçants
spécialisés et compétents.
6. Soyez curieux !
Au magasin, au restaurant, à
la cafétéria, au supermarché,
posez des questions sur la qualité des
produits .
7. Choisissez avec un soin particulier
vos aliments animaux.
Quand vous mangez de la viande, choisissez-la
issue d’élevage pastoral à
l’herbe (bœuf, agneau) ou d’élevages
en liberté (porc, volailles).
8. Mangez varié pour promouvoir
la biodiversité agricole.
Recherchez des variétés rares et
« oubliées » de pommes, salades,
céréales, fruits et légumes
divers...
9. Mangez des produits complets, achetez
brut ou préférez les produits les
moins transformés.
Les produits transformés, tout
comme les plats préparés, contiennent
beaucoup d’aliments modifiés et des
graisses de mauvaise qualité nutritionnelle.
10. Cuisinez !
C’est la meilleure façon
de faire des économies tout en sachant
exactement ce qu’il y a dans votre nourriture.
C’est une façon simple et quotidienne
de faire plaisir à ceux que vous aimez.
11. Achetez mieux, dépensez moins
!
Manger mieux, ce n'est pas obligatoirement manger
plus cher. Ne lésinez pas sur la qualité.
12. Soyez des éclaireurs du
goût !
Faites découvrir à vos enfants,
à vos amis et à vos proches le vrai
plaisir de la table.
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