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Avril 2010

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Dans ce numéro:
 


Éditorial
de Carlo Petrini

Le projet du mois
Des jardins familiaux à Cuba

Un projet de formation des responsables locaux

Les mots-clés de Slow Food
Université des Sciences Gastronomiques (UNISG)

Campagnes
Slow Fish
Un site pour mieux comprendre les océans

La déclaration alimentaire européenne

Un groupement d'organisations lance un appel pour changer le système alimentaire

De la terre à la table
Les saveurs du Cap
Une direction jeune pour l'agriculture biologique et un nouveau convivium extrêmement engagé en Afrique du Sud

Reconstruire après la guerre

Srebrenica en fête avec les Sentinelles Slow Food

Assistance alimentaire
Les projets de Slow Food Central Rift pour améliorer les conditions alimentaires et de santé des communautés du Kenya

Les échos de Terra Madre
Leçons cubaines

Traditions alimentaires

La cérémonie du café en Éthiopie

Pour nourrir l’esprit
Repas durables

Livres et film
Les poissons ressentent-ils la douleur ?

La ville sauvée par l'alimentation

Dans la cuisine verte

Solutions locales pour un désordre mondial

Agenda

     




Projet
du mois

Des jardins familiaux à Cuba
Un projet de formation des responsables locaux

Le projet "Training Local Leaders" est né en juillet 2009 pour favoriser le développement de jardins communautaires par le biais de séminaires de formation sur les méthodes agricoles et la diffusion de matériel didactique.
Les séminaires sont consacrés à la production biologique et aux techniques les plus adaptées pour obtenir des récoltes abondantes et de bonne qualité avec des moyens réduits.
Les participants qui ont été retenus ont été chargés de former à leur tour les autres membres de la communauté en leur transmettant les connaissances et les méthodes qu'ils avaient apprises. Ceci permet au projet d'avoir une grande influence en dépit de ressources économiques très limitées.
En 2010, l'objectif est d'élargir la portée du projet en y incluant de nouveaux participants de la communauté d'Itabo et en introduisant des activités de formation destinées aux enfants, afin que les jeunes générations puissent elles aussi partager les notions qu'elles auront apprises avec leurs familles.

Aidez-nous à mener ce projet à bien en 2010 en apportant votre contribution sur le site de Terra Madre : www.slowfood.it/donate


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Slow Food
en 2 mots
 


Université des Sciences Gastronomiques (UNISG)

L'Université des Sciences Gastronomiques (UNISG) est une institution privée à but non-lucratif fondée en 2004 par Slow Food en partenariat avec les Régions Piémont et Émilie-Romagne. Les étudiants arrivent des quatre coins du monde pour étudier et découvrir sur le terrain la production alimentaire artisanale et industrielle, par le biais d'un programme multidisciplinaire qui comprend des études scientifiques et humanistes, une éducation sensorielle et des expériences directes grâce à des voyages sur les cinq continents. L'UNISG prône un renouvellement des méthodes de production agricole, la protection de la biodiversité et la construction d'un lien étroit entre gastronomie et agriculture. La licence en trois ans et les cursus post-licence forment des profils professionnels uniques dans le paysage œno-gastronomique, à savoir des acteurs compétents dans les domaines de la production, de la distribution, de la promotion et de la communication en rapport avec les produits alimentaires de qualité.

Pour plus d'informations, cliquez ici.

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Campagnes

Slow Fish
Un site pour mieux comprendre les océans

La campagne internationale Slow Fish lance ce mois-ci un site en quatre langues dont le but premier sera d'informer, de recueillir et de répertorier les informations proposées par les principales associations et par les instituts scientifiques du monde entier (sur la situation des océans, des stocks de poissons, etc.).

Il rassemble également l'histoire des Sentinelles et des communautés locales de pêcheurs de Terra Madre ainsi que les initiatives intéressantes organisées dans le monde par les conviviums Slow Food afin de promouvoir la pêche et la consommation de poisson durables.

Il contient également des propositions : des initiatives quotidiennes, simples et à la portée de tous : poissonniers, restaurateurs et tous ceux qui sont amenés à décider quel poisson acheter et préparer.
L'objectif de la campagne Slow Fish est de diffuser, de manière capillaire et permanente, le message lancé par la manifestation Slow Fish (qui a lieu tous les deux ans à Gênes) en offrant aux conviviums et aux communautés de Terra Madre des parcours de réflexion et des instruments pratiques pour prendre et encourager les décisions durables, bonnes et responsables

Il ne nous reste qu'à vous inviter à venir voir le site, à consulter les informations, à organiser des initiatives, à nous signaler des idées, à nous raconter ce qui se passe dans votre région : même un simple dîner préparé à partir de poissons locaux et équitables, une recette traditionnelle, une méthode de pêche à redécouvrir, une initiative mise en place à destination des enfants…Chaque petite avancée peut devenir grande et importante si elle est reprise par le réseau de Slow Food et de Terra Madre.

La campagne Slow Fish a été lancée grâce à la contribution de la Lighthouse Foundation, une fondation allemande qui s'occupe de la sauvegarde de la biodiversité marine.

Prochain rendez-vous : Terres d'Eau

La Région Vénétie, en partenariat avec Slow Food, organise la première édition de « Terres d'Eau » à Rovigo (Italie) les 28, 29 et 30 mai 2010
Cette manifestation entend attirer l'attention sur les écosystèmes des zones saumâtres et des eaux internes, en accordant une importance particulière à l'écosystème du delta.
Elle prévoit en outre de récolter des fonds pour venir en aide à la Sentinelle des pêcheurs de l'île de Robinson au Chili, gravement touchée par un tremblement de terre suivi d'un raz de marée en février dernier.

Cliquez ici pour en savoir plus sur la Sentinelle du poisson de l'île de Robinson Crusoé.

Cliquez ici pour apporter votre soutien à cette communauté en difficulté.

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La déclaration alimentaire européenne
Un groupement d'organisations lance un appel pour changer le système alimentaire

Slow Food a rejoint un groupement d'organisations européennes qui a rédigé une déclaration, en guise de premier pas vers la construction d'un mouvement en faveur du changement du système alimentaire et de l'instauration de la souveraineté alimentaire. La Déclaration alimentaire européenne présente les objectifs que ce groupe recommande de considérer comme prioritaires au cours des prochaines décennies dans le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC), du système de subventions et des programmes agricoles européens, dont la réforme est prévue pour 2013.

« Après un demi-siècle d'industrialisation de l'agriculture et de la production alimentaire, la production agricole familiale et les cultures alimentaires locales ont fortement diminué », affirme la déclaration.

Aujourd'hui, notre système alimentaire dépend d'énergies fossiles peu coûteuses, ne prend pas en compte les limites des ressources en eau et de la terre et est à l'origine d'habitudes alimentaires dangereuses pour la santé ». La déclaration prône une PAC saine, durable et juste, et souligne douze principes clés parmi lesquels : la promotion de la production et de la consommation d'aliments locaux, de saison et de grande qualité, le regain d'intérêt des populations urbaines à l'égard de leur alimentation et de ceux qui la produisent et la conception de l'alimentation en tant que droit universel de l'être humain et non comme une marchandise quelconque.

Cliquez ici pour lire l'article complet.

Cliquez ici pour plus d'informations ou pour signer la déclaration.


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De la terre
à la table...


Les saveurs du Cap
Les Jeunes Ambassadeurs de l'Agriculture soutiennent l'agriculture biologique et le futur agricole de leur terre.

Afrique du Sud - Le projet Youth Agricultural Ambassadors (YAA) est né en 2008 sous la direction de Tshediso Johannes Phahlane (délégué de Terra Madre) et concerne un groupe de huit jeunes décidés à promouvoir l'agriculture biologique auprès des jeunes, des écoles, des orphelins et bien d'autres encore. L'équipe de YAA a constitué un comité pour coordonner le projet et a demandé à quelques producteurs d'assurer la formation au sujet des méthodes agricoles biologiques mais aussi de thèmes plus généraux comme le SIDA, la parité entre hommes et femmes ou la capacité à coordonner et à organiser des projets.
« Notre objectif est de créer des possibilités d'emploi pour les jeunes, les femmes et les handicapés, ainsi que de leur apporter des compétences importantes maintenant et demain », a déclaré Thsediso Johannes. À l'heure actuelle, YAA a éduqué plus de trois cents orphelins et 806 enfants dans cinq écoles différentes. « Nous voulons que nos enfants vivent dans un environnement propre et qu'ils mangent des aliments sains. C'est à nous de faire en sorte que ce rêve se réalise ».

Pour plus d'informations :
Tshediso Johannes Phahlane
tphahlane@gmail.com


Un nouveau convivium fait la promotion de l'alimentation bonne, propre et juste dans tous les aspects de la vie de la communauté


Dans le même temps, plus au sud du pays, le second convivium du Cap s'est mis au travail sans tarder dès sa création, à la fin de l'an dernier. Le Mother City Convivium a organisé des dégustations, une soirée consacrée à l'alliance des plats avec la bière artisanale, la visite d'une ferme biodynamique, un atelier sur la conservation des aliments et sur la cueillette des champignons en forêt et enfin un programme agricole, soutenu par la communauté, pour mettre en relation de petits agriculteurs et des groupes de consommateurs urbains.
« Nous étions tellement enthousiastes en pensant à toutes les manifestations intéressantes que nous allions pouvoir organiser et à tous les petits producteurs que nous allions pouvoir rencontrer que nous avons décidé que Le Cap était assez grand pour deux conviviums frères, puis nous nous sommes lancés », explique Pia Taylor, un membre du comité du convivium. « L'idée est de rendre notre convivium accessible au étudiants et aux familles en proposant des excursions à la portée de tous, qui fassent la promotion des valeurs de Slow Food. »

Pour plus d'informations :
www.slowfoodmothercity.co.za

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Reconstruire après la guerre
Srebrenica en fête avec les Sentinelles Slow Food

Avant les années 90, Srebrenica était une petite ville active de l'est de la Bosnie. Grâce à ses établissements thermaux, elle accueillait de nombreux touristes de la région et d'ailleurs, et constituait un pôle d'attraction culturelle pour tous les villages aux environs. En ville, le théâtre accueillait des artistes originaires de toute la fédération qui venaient y mettre en scène leurs créations. Puis la guerre civile et le génocide de 1995 ont tout anéanti, et déchiré des communautés entières.
Petit à petit, Srebrenica s'est reconstruite et elle démontre aujourd'hui une volonté toujours plus grande de raviver sa tradition culturelle, comme le prouvent trois journées d'initiatives culturelles qui se sont tenues au mois de mars dernier. La ville a en effet accueilli des représentations de théâtre, des Ateliers du Goût et des concerts qui ont vu se succéder de jeunes artistes locaux et internationaux.
À cette occasion, Slow Food Goraząde a organisé des Ateliers du Goût et des dégustations en invitant les petits producteurs des Sentinelle Slow Food du Slatko de prunes pozegaca et du fromage dans le sac, ainsi que les communautés de la nourriture des producteurs de haricot poljak de Trebinje. Pour sensibiliser les enfants et les adultes aux traditions gastronomiques locales, une manifesation a été organisée afin de présenter les bienfaits du travail artisanal et de la production alimentaire traditionnelle. Erna Subasic´, jeune responsable du convivium qui a décidé de s'engager dans cette initiative, a expliqué les raisons de ce choix : "Nous voulons rapprocher les jeunes de leur terre. En Bosnie, lorsqu'on parle de terre, ce n'est que pour nous emplir la bouche d'adjectifs possessifs. Mais nous ne sommes plus capables de faire la distinction entre un jus de pomme fait maison et un autre industriel. L'alimentation est un instrument essentiel du retour à un rapport sain et constructif avec notre terre et avec nos identités."
Cette initiative a été fortement encouragée par Roberta Biagiarelli (Coopération Italienne au Développement) et s'inscrit dans un projet pour la revitalisation culturelle et sociale des régions de Srebrenica et Bratunac. Trois jours pour achever un parcours de renaissance culturelle qui s'est prolongé pendant des années, en espérant que le silence ne retombe pas sur ces merveilleuses vallées.

Pour plus d'informations :
www.utlsarajevo.org

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Assistance alimentaire
Assistance aux familles souffrant du HIV pour améliorer et garantir leur alimentation

Kenya - Une nouvelle initiative entend améliorer les conditions alimentaires des personnes atteintes du HIV en recueillant des fonds et en travaillant avec les familles souffrant du virus pour les aider à produire elles-mêmes leur nourriture et à tirer des revenus de la vente de leurs produits. Dans le cadre du projet "Assistance alimentaire pour 90 familles kenyanes atteintes du HIV", le convivium Slow Food Central Rift et l'ONG locale NECOFA fourniront aux familles du district de Molo des semences, du bétail et une formation (en matière d'agriculture biologique, d'élevage à petite échelle et de nutrition), ce qui les aidera à parvenir à l'auto-suffisance.

Les jardins écoles de Slow Food et NECOFA récompensés

Kenya – Le projet commun de Slow Food Central Rift et NECOFA concernant les jardins potagers de l’école élémentaire de garçons de Michinda a été jugé le meilleur du pays à l’issue d’un concours lancé par le Ministère de l’Agriculture. « L’intelligence des enfants a surpris les juges, qui ont également apprécié leur capacité à intégrer de nombreuses disciplines avec leur travail sur les potagers. Non seulement ils ont su illustrer les techniques de culture, de récolte et de conservation, mais ils ont également montré au jury comment utiliser les méthodes biologiques pour éviter l’utilisation de produits chimiques », a déclaré Jane Karanja, du convivium de Central Rift. « Lorsque les enfants se sont rendu compte du succès obtenu, fous de joie ils ont commencé à danser et chanter des hymnes de remerciements. Qui aurait voulu les faire taire ? Ils venaient de devenir les champions de l’agriculture biologique et les agriculteurs de demain ».

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Les voix de
Terra Madre

 
Leçons cubaines

À l'occasion du Terra Madre Day, en décembre dernier, des membres de Slow Food Pelham, au Canada, se sont solennellement engagés à soutenir un projet Slow Food. Ensemble, ils ont choisi le projet cubain "Former les responsables locaux". Un fois la contribution versée, Renée Girard et Daniel Boudin, deux membres du convivium, sont allés à la rencontre des organisateurs du projet. Renée nous fait partager leur histoire……

 

Daniel et moi avons décidé d'aller à La Havane car nous pensions que ce serait une excellente manière d'en apprendre davantage sur le projet que nous avions soutenu et d'échanger nos idées avec les personnes qui le font vivre. Vilda Figueroa et José Lama, les deux directeurs du programme, coordonnent plusieurs autres projets, dont un qui concerne la conservation de la nourriture. Ils nous ont accueilli chaleureusement et ont été fiers de nous montrer leurs jardins et les étagères où étaient alignés plus de cent types de conserves faites sur place...

 
     
  Cliquez ici pour lire le reste de l'histoire de Renée sur le site de Terra Madre.

Emmy Addisah Otwombe
addisah2004@yahoo.com
 

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Traditions alimentaires

La cérémonie du café en Éthiopie
Un rite ancestral sur les terres d'origine du Coffea Arabica 

En Éthiopie, la préparation du café prend de véritables airs de cérémonie: elle dure plus d'une heure et constitue un moment important de la vie quotidienne de la communauté.
Ce sont les femmes qui s'en chargent : elles s'assoient sur un tabouret, préparent la braise et y placent un plat de métal sur lequel elles feront griller les grains de café lentement, en les remuant constamment. Elles les versent ensuite dans un mortier et les réduisent en une poudre fine et obscure. Entretemps, elles placent sur le feu une grosse théière et font bouillir l'eau. L'eau bouillante et la poudre de café sont enfin versées dans une cafetière très particulière : une carafe en terre cuite avec une base large et ronde, un col fin, un bec étroit et une anse large qui permet de la saisir sans se brûler. La cafetière reste encore un peu sur les braises, jusqu'à ce que le café soit prêt.
Le matériel nécessaire à la cérémonie comprend aussi une table, une petite nappe brodée, un petit coffre où sont rangées les cuillères et de minuscules tasses sans anse où est versé le café.

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Pour nourrir l’esprit

Repas durables
Les organisations du Royaume-Uni aident les convives responsables 

Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à leurs achats quotidiens, ils privilégient de plus en plus souvent les produits biologiques, équitables ou solidaires, mais ils ne sont pas en mesure de rester fidèles à leurs idéaux lorsqu'ils vont manger au restaurant. C'est le constat des chercheurs de l'Association des Restaurateurs Durables (SRA). Dans le but de faire évoluer cette situation, l'organisation née début 2010 évalue le caractère durable des restaurants à partir d'un large éventail de critères parmi lesquels la provenance locale et le respect des rythme saisonniers dans le choix des matières premières, les dépenses énergétiques, le gaspillage, les rapports établis avec les agriculteurs et les producteurs.
La SRA rejoint ainsi Fish2fork, une organisation en ligne qui classe les restaurants qui servent du poisson aux USA et au Royaume-Uni en se basant sur la qualité des plats servis mais aussi sur les conséquences de leurs choix sur les mers et sur l'écosystème marin. De nombreux restaurants accomplissent d'importants progrès dans leur parcours vers ce caractère équitable. Ainsi, dans les cuisines du restaurant Konstam à Londres, 80% des produits utilisés par le chef Oliver Rowe sont cultivés ou élevés dans la zone desservie par le métro de Londres.

Pour plus d'informations :
Association des Restaurateurs Durables

www.thesra.org/
Fish2Fork
http://fish2fork.com/apps/welcome/
Konstam
www.konstam.co.uk/

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Livres et films


Les poissons ressentent-ils la douleur ?


Au cours de ces dernières années, une attention de plus en plus grande a été accordée à la condition des animaux d'élevage, à l'exception des poissons. Peut-être du fait de leur absence de formes d'expression et de communication reconnaissables, les poissons ne sont jamais pris en compte lorsqu'il est question de bien-être animal. Dans son livre Les poissons ressentent-ils la douleur ?, la biologiste Victoria Braithwaite traite en profondeur la question de la souffrance chez les poissons en présentant les connaissances scientifiques sur leurs comportements et en examinant les questions éthiques relatives à la manière dont nous devrions traiter ces animaux

Do Fish Feel Pain? (Les poissons ressentent-ils la douleur ?) Victoria Braithwaite, Oxford University Press, 2010

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pour plus d'informations ou pour acheter le livre.

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La ville sauvée par l'alimentation


Ben Hewitt, un agriculteur du Vermont, raconte l'histoire vraie d'une communauté rurale qui a relancé son économie et redéfini son image en installant un système alimentaire local autosuffisant sans pareil aux États-Unis. B. Hewitt nous explique comment un groupe de jeunes entrepreneurs a créé un réseau de soutien à la communauté sous la forme d'un portrait attachant des personnages hauts en couleur qui ont donné vie à ce mouvement.

The Town That Food Saved: How one community found vitality in local food (La ville sauvée par l'alimentation : comment une communauté a retrouvé la vitalité grâce à l'alimentation locale), Ben Hewitt, Rodale Books, 2010

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Dans la cuisine verte


Dans la cuisine verte regroupe les techniques basiques de cuisine et plus de 50 recettes à partir d'aliments frais, locaux et de saison, présentées par Alice Waters, chef, dirigeante du mouvement pour la cuisine durable et locale et vice-présidente de Slow Food International. Elle commence par démentir quelques idées reçues et par décrire de manière très simple certains gestes élémentaires de la cuisine : cuire des légumes à la vapeur, assaisonner une salade, lever les filets d'un poisson, faire rôtir un poulet, faire du pain.

In the Green Kitchen. Techniques to Learn by Heart
(Dans la cuisine verte : des techniques à apprendre par coeur), Alice Waters, Clarkson Potter, 2010

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Solutions locales pour un désrodre mondial


Sorti dans les salles françaises le 7 avril, le dernier documentaire de Coline Serreau traite des problèmes liés au modèle agricole actuel sans s'attarder sur la situation catastrophique qui nous entoure. En effet, la réalisatrice a choisi de présenter une série d'alternatives au système actuel de production en nous invitant à réfléchir à l'environnement, à la société et à l'agriculture. Coline Serreau a passé trois ans caméra sur l'épaule et reconstitue ici une mosaïque d'entretiens : les voix les plus éminentes du monde en matière d'agro-écologie, de Vandana Shiva à Serge Latouche, exposent leur point de vue et proposent des solutions concrètes pour sauvegarder notre santé et celle de notre planète. Le film n'est jamais provocateur, au contraire il se concentre sur les choix pratiques susceptibles d'entraîner immédiatement des répercussions positives.

Un film de Coline Serreau, 2010, CINEMAO

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L'Afrique dépossédée de sa terre

Au mois d'août 2009, le roi saoudien Abdullah a célébré sa première récolte de riz en Éthiopie. Après le riz viendront l'orge et le blé. Née au milieu du désert comme les autres États du Golfe, l'Arabie Saoudite a choisi de résoudre le problème de l'alimentation en prenant possession de terres fertiles de l'autre côté de la Mer Rouge, dans la Corne de l'Afrique ; sur le territoire de pays comme l'Éthiopie où 10 millions de personnes souffrent de la faim, ou comme le Soudan qui ne parvient pas à sortir de l'immense tragédie du Darfour.

Il s'agit d'un phénomène encore peu connu : le vol de terre et de nourriture au continent le plus pauvre et le plus mal nourri du monde. Des millions d'hectares situés sur les territoires de l'Éthiopie, du Ghana, du Mali, du Soudan et de Madagascar sont cédés en concession à la Chine, à l'Inde ou à la Corée en échange de vagues promesses d'investissements. Séoul a ainsi réuni 2,3 millions d'hectares, Pékin en a acheté 2,1 millions, l'Arabie Saoudite 1,6 million et les Émirats Arabes Unis 1,3 million.

Les transactions se font entre gouvernements : d'un côté se trouvent des pays fortunés qui ont besoin de terre ; de l'autre, des gouvernements très pauvres et souvent corrompus, qui monnaient contre un peu d'argent, de technologie et d'infrastructures le bien le plus précieux d'un continent encore agricole dans sa grande majorité : la terre.

Par ailleurs, il est pratiquement impossible pour un agriculteur africain de posséder une parcelle de terrain. Le droit formel de propriété (ou de fermage), concerne entre 2 et 10 % des terres. Dans la plupart des cas s'appliquent des normes traditionnelles qui sont reconnues à l'échelle locale, mais pas par les accords internationaux. Ainsi, des terres habitées, cultivées et utilisées comme pâturages depuis plusieurs générations sont considérées comme inutilisées. Les investisseurs privés se sont également rangés du côté des gouvernements : après la crise financière, bon nombre d'entre eux se sont tournés vers des valeurs plus tangibles. La terre figure au sommet de leur liste (alimentation et biocarburants).

Que se passe-t-il à l'arrivée des investisseurs étrangers ? On passe d'une agriculture traditionnelle, basée sur la diversité, sur les variétés locales, sur les communautés, à l'agro-industrie qui implique des monocultures destinées à l'exportation (riz, soja, huile de palme pour les biocarburants) et un recours important aux produits chimiques (engrais et pesticides).

Lorsque ces terres auront été épuisées, les investisseurs étrangers s'en iront ailleurs.

Carlo Petrini
Président de Slow Food

La Fondation Slow Food pour la Biodiversité a rejoint un groupement d'organisations qui proteste contre le vol de terres dans le Sud du monde et qui dénoncent l'attitude favorable de la Banque Mondiale face à ce phénomène.

Cliquez ici pour lire l'article complet en anglais sur le site de Slow Food.

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AGENDA

Foire nationale de l'alimentation
Quetzaltenango, Guatemala
1 - 2 mai 2010


Burren Slow Food Festival
Irlande
21 - 23 Mai 2010

Terre d’acqua
Rovigo, Italie
28 - 30 Mai 2010

Terra Madre Argentine
Buenos Aires
8 - 11 Juillet 2010

Terra Madre Balkans
Sofia, Bulgarie
Juillet 2010

Janecka Vecer
Parc National, Macédoine
26 - 27 Juillet 2010

Salone del Gusto
Turin, Italie
21 - 25 Octobre 2010

Terra Madre
Turin, Italie
21 - 24 Octobre 2010

Terra Madre Day
International
Décembre 2010

 

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Slow Food et Terra Madre
en chiffres


Adhérents: 100.000
Conviviums: 1.300
Pays: 150
Sentinelles: 314
Produits de l'arche du goût : 903
Marchés de la Terre: 10
Jardins écoles: 300

 

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  Slow Food France propose 12 gestes pour manger Slow

1. Faites-vous (un) plaisir !
Prenez le temps de déguster, soyez à l’écoute de vos sensations : c’est le meilleur moyen de manger correctement.

2. Fêtez les saisons à table !
A chaque saison, retrouvez le plaisir de goûter à nouveau des saveurs éloignées depuis un an.

3. Pensez mondial, mangez
local !

Préférez la production d’agriculteurs ou d’éleveurs proches de chez vous: vous renforcerez ainsi l’économie locale et contribuerez à resserrer les liens entre les habitants d’un même territoire.

4. Mangez quelque chose que vous cultivez…
…et cultivez quelque chose que vous mangez. C’est la façon la plus délicieuse de vous relier à la
nature.

5. Rencontrez des agriculteurs, des éleveurs, des artisans et commerçants spécialisés.
Achetez en circuit court (marchés des producteurs, Amap…), auprès d’artisans (boulangers, charcutiers, fromagers…) ou de commerçants spécialisés et compétents.

6. Soyez curieux !
Au magasin, au restaurant, à la cafétéria, au supermarché, posez des questions sur la qualité des produits .

7. Choisissez avec un soin particulier vos aliments animaux.
Quand vous mangez de la viande, choisissez-la issue d’élevage pastoral à l’herbe (bœuf, agneau) ou d’élevages en liberté (porc, volailles).

8. Mangez varié pour promouvoir la biodiversité agricole.
Recherchez des variétés rares et « oubliées » de pommes, salades, céréales, fruits et légumes divers...

9. Mangez des produits complets, achetez brut ou préférez les produits les moins transformés.
Les produits transformés, tout comme les plats préparés, contiennent beaucoup d’aliments modifiés et des graisses de mauvaise qualité nutritionnelle.

10. Cuisinez !
C’est la meilleure façon de faire des économies tout en sachant exactement ce qu’il y a dans votre nourriture. C’est une façon simple et quotidienne de faire plaisir à ceux que vous aimez.

11. Achetez mieux, dépensez moins !
Manger mieux, ce n'est pas obligatoirement manger plus cher. Ne lésinez pas sur la qualité.

12. Soyez des éclaireurs du
goût !

Faites découvrir à vos enfants, à vos amis et à vos proches le vrai plaisir de la table.
 


 


 
  Cette newsletter est réalisée par le bureau de la communication de Slow Food International
 Bess Mucke: b.mucke@slowfood.com -  Michèle Mesmain: m.mesmain@slowfood.com
Pour les questions relatives à l'association,veuillez vous adresser au Centre de Services: servicecentre@slowfood.com
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