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Juin 2010
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Dans
ce numéro: |
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Projet
du mois |
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Le marché de la terre de Hamra
Pour que les
petits producteurs traditionnels puissent trouver
leur place dans une Beyrouth toujours plus mondialisée |
Liban - Après quinze ans de
guerre civile (de 1975 à 1990) et de nombreuses
crises internes qui ont achevé de mettre à
genoux l'économie et le tissu social de la ville,
Beyrouth a aujourd'hui relevé la tête.
Mais elle est devenue une ville en quête de modernité
et de développement effréné, qui
abandonne à grands pas les innombrables traditions
liées à son histoire. Afin de donner un
nouvel élan à l'économie locale
et offrir un débouché commercial aux petits
producteurs agro-alimentaires de qualité du pays,
Slow Food a lancé à Beyrouth en janvier
2009 le Marché de la Terre de Hamra.
Aujourd'hui, 15 petits producteurs peuvent enfin vendre
leurs produits : des fruits et légumes frais
aux mouneh (les conserves typiques libanaises), du manhoushe
(galette traditionnelle servie avec du thym) à
l'huile d'olive et aux savons naturels de production
artisanale. Pour tous les paysans et les bergers participants,
ce Marché est un succès économique
inespéré qui a des répercussions
positives fondamentales pour la survie de familles entières.
En 2010, l'objectif est de consolider le Marché
de la Terre de Beyrouth en couvrant les dépenses
liées aux infrastructures et à la gestion,
en invitant de nouveaux producteurs et en sensibilisant
le public de Beyrouth sur les thèmes liés
à la filière courte et au soutien aux
petites productions de qualité afin d'attirer
de nouveaux consommateurs.
Cliquez ici pour soutenir le projet : www.slowfood.it/donate
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Slow Food
en 2 mots
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Les
Sentinelles
Les Sentinelles sont le projet qui emploie la majeure
partie des ressources économiques et logistiques
de la Fondation Slow Food pour la Biodiversité.
Elles ont été créées pour
soutenir les productions de qualité menacées
de disparitions, protéger des régions et
des écosystèmes uniques, récupérer
des techniques de travail traditionnelles et / ou sauvegarder
des races animales et des espèces végétales
autochtones. Lorsqu'un produit bon, propre et juste menacé
de disparition est repéré, les producteurs
sont directement concernés : ils reçoivent
une assistance technique afin d'améliorer la qualité
de leur production, des échanges entre différents
pays sont organisés, leurs produits sont valorisés
et de nouveaux canaux de distribution sont mis en place,
au niveau local et international.
Dans la plupart des cas, la Sentinelle naît de la
volonté de protéger un produit répertorié
dans l'Arche du goût. Bien souvent, la portée
de l'opération dépasse le cadre de la simple
protection du produit. Les Sentinelles des fromages au
lait cru américains et irlandais, par exemple,
travaillent pour que les producteurs puissent continuer
à produire leurs fromages artisanaux au lait cru
en dépit des limitations imposées par les
réglementations bureaucratiques de leurs pays.
Actuellement, 324 Sentinelles existent dans le monde entier
et concernent plus de 10 000 petits producteurs durables,
avec une attention toujours plus importante pour le Sud
du monde.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site
de la Fondation Slow Food pour la Biodiversité
www.slowfoodfoundation.org/
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Campagnes |
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Slow
Fish
Sauvons le sultan
des poissons |
Turquie -
Grâce à sa situation extraordinaire, au carrefour
entre Mer Noire et Mer de Marmara, la ville d'Istanbul
possède une longue tradition de pêche et
de restaurants de poisson. Comme par exemple les célèbres
sandwiches de poissons préparés sur les
bateaux le long des côtes du Bosphore, qui comptent
aujourd'hui parmi les en-cas les plus populaire auprès
des 12 millions de Stambouliotes. Toutefois, les réglementations
qui régissent la pêche se sont récemment
éloignées de l'aspect durable, jetant ainsi
un voile d'incertitude sur l'avenir d'un des poissons
les plus prisés de la ville, le lüfer, appelé
"sultan de tous les poissons". C'est pour cela
que Slow Food Istanbul a lancé la campagne "Ne
laissons pas le lüfer s'éteindre !",
dans le but de sensibiliser l'opinion publique, l'industrie
alimentaire et le gouvernement.
"Le lüfer est un poisson fascinant", explique
Defne Koryurek, la fondatrice de Slow Food Istanbul, "qui
migre de la Mer Noire à la Mer Méditerranée…
Le long de sa route migratoire, sa saveur change en fonction
des poissons dont il se nourrit et de la teneur en sel
des eaux qu'il traverse". Les pêcheurs et les
chercheurs locaux ont constaté au cours de ces
dernières années une chute importante des
stocks de lüfer. "À partir de 2002, c'est
le baby lüfer qui a fait son apparition dans nos
assiettes", raconte D. Koryurek. "Au fil des
ans, sans que la plupart des consommateurs ne s'en aperçoivent,
ce poisson a en effet été servi de plus
en plus petit, et il est désormais rare qu'il atteigne
l'âge, et la taille, de la reproduction."
En partenariat avec les pêcheurs, les cuisiniers
et les poissonniers locaux, le convivium a lancé
une pétition pour demander aux commerçants
et aux restaurateurs de la ville de ne pas capturer, servir
ou manger de lüfer qui mesureraient moins de 24cm.
"En moins d'un mois, nous avons déjà
reçu les adhésions d'une centaine d'entreprises
et plus de 3000 signatures." Les restaurants et les
poissonneries arborent sur leurs vitrines l'autocollant
qui témoigne de leur soutien à la campagne,
ce qui contribue à sa visibilité.
Slow Fish Challenge
N’oubliez pas que vous pouvez participer au Slow
Food Challenge, pour créer un recueil de recettes
collectif du poisson bon, propre et juste, en recherchant
un poisson durable local, en le cuisinant de façon
à ce qu’il donne le meilleur de lui-même,
et en nous envoyant la recette.
Pour plus d’informations sur le Slow Fish
Challenge, cliquez
ici.
Pour plus d’informations sur la campagne
Slow Fish: www.slowfood.com/slowfish
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De
la terre
à la table... |
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Le
long de la Route de la soie
Un groupe de recherche
rend visite aux communautés de Terra Madre
le long de l'itinéraire emprunté par
Marco Polo en s'intéressant à la génétique
du goût. |
Un groupe de chercheurs en génétique partira
le mois prochain pour un périple le long de certaines
portions de la Route de la soie et ira à la rencontre
des communautés de Terra Madre vivant dans les
régions qu'il traversera, de la Géorgie
au Kazakhstan. Le but du voyage est d'étudier l'influence
des gênes sur la perception des saveurs, de répertorier
les traditions gastronomiques locales et d'organiser des
séminaires d'éducation sensorielle. Né
d'une idée présentée pour la première
fois lors de la manifestation Terra Madre 2008, le projet
s'inspire du voyage de l'explorateur vénitien Marco
Polo le long de la Route de la soie. Les résultats
de la recherche seront présentés lors de
la rencontre mondiale de Terra Madre qui se déroulera
en octobre à Turin (Italie) et ces conclusions
seront utilisées pour différentes publications
sur le site du projet et pour des émissions télévisées,
des mallettes didactiques multimédia, des publications
scientifiques et des galeries photographiques.
Le voyage sera ponctué de trois grands événements
Slow Food : Terra Madre dans les régions de Géorgie,
Azerbaïdjan et Kazakhstan.
Cliquez
ici pour accéder au site du projet
(en italien et en anglais)
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Renforcer
les réseaux
Dans les Balkans,
les républiques de l’ex-URSS et en
Argentine, les communautés de la nourriture
se préparent en vue des rencontres nationales
de Terra Madre |
Balkans – Sofia, Bulgarie –
15-18 Juillet - 165 délégués
originaires des dix pays de la péninsule balkanique
se réuniront en juillet à Sofia, pour ce
qui sera la première rencontre Terra Madre Balkans
organisée dans leur région. Des représentants
venus de Croatie, Bosnie Herzégovine, Serbie, Kosovo,
Macédoine, Albanie, Roumanie, Bulgarie, Grèce
et Turquie pourront ainsi se rencontrer et participer
à des conférences et des séminaires
sur la production alimentaire durable et sur le développement
du tourisme rural dans la région. L'avenir de l'alimentation
traditionnelle en relation avec l'entrée dans l'Union
Européenne sera le thème principal de la
rencontre. Pour plus d’informations, contactez Michele
Rumiz : m.rumiz@slowfood.it
Argentine – Buenos Aires –
8-11 Juillet - Dans le même temps, de l'autre
côté du monde, les membres du réseau
de Terra Madre en Argentine et en Uruguay se préparent
à se rencontrer, pour échanger des idées
et renforcer leur réseau. La manifestation se tiendra
le mois prochain à Buenos Aires et durera quatre
jours. Un an après Terra Madre Argentine 2009,
les membres du réseau national ont aujourd'hui
une nouvelle occasion de se réunir en compagnie
d'agriculteurs, de pêcheurs, de producteurs d'aliments
bons, propres et justes, de cuisiniers, d'étudiants,
d'universitaires et de consommateurs co-producteurs responsables.
Pour plus d’informations, contactez Andrea Amato
: a.amato@slowfood.com
Géorgie – Tbilisi –
30-31 Juillet – cette première
rencontre régionale unira les membres Slow Food,
les communautés de la nourriture et la Sentinelle
du vin en amphore, ainsi que d’autres organisations
du secteur. Une journée de débats et d’ateliers
sera suivie d’une journée plus informelle
au cours de laquelle les participants pourront déguster
les bontés du territoire et participer au parcours
éducatif sensoriel « Aux origines du goût
». Pour plus d’informations, contactez Victoria
Smelkova: v.smelkova@slowfood.com
Azerbaïdjan – Ismailli–Shemaha
– 5 août – la
rencontre aura lieu dans les collines de Ismailli-Shemakha
et sera dédiée aux problèmes que
rencontrent les producteurs locaux du fait du changement
climatique. Elle sera aussi l’occasion de la présentation
du parcours sensoriel “Aux origines du goût”.
Pour plus d’informations, contactez Victoria Smelkova:
v.smelkova@slowfood.com
Kazakhstan – Alma Aty –
2 settembre - l’événement est
organisé avec l’Université Nationale
Agraire ainsi que les chercheurs de l’Institut de
la Nutrition, l’Institut de la Génétique,
l’Institut de l’élevage et de la production
de fourrages, des agriculteurs, des étudiants et
des ONG. Pour plus d’informations, contactez Victoria
Smelkova: v.smelkova@slowfood.com
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Journée
mondiale de l'environnement
Slow Food Fayoum se
tourne vers les jeunes et l'environnement |
Egypte - Au début du mois, plus
de 200 personnes ont célébré la Journée
mondiale de l'environnement en compagnie du convivium
Slow Food Fayoum dans le parc Al Azhar du Caire. La manifestation
a reçu la participation de plus de 1000 étudiants
de tout le pays, de groupes écologistes, d'experts
et du grand public. Un petit marché avait été
mis en place pour l'occasion et proposait les produits
des communautés de la nourriture de Terra Madre
en Égypte : dattes de Siwa (Sentinelle Slow Food)
et du Sinaï, herbes de Fayoum, pain et pâtisseries
traditionnelles d'Alexandrie. Des dégustations
et des activités didactiques ont été
organisées et les projets du convivium ont été
présentés aux visiteurs. La journée
a également été l'occasion d'échanger,
dans le cadre des conférences sur la biodiversité
et des séminaires qui ont permis au convivium de
partager avec le public la philosophie Slow Food.
Pour plus d'informations :
Mohamed M. El Medany, Reponsable du Convivium Slow
Food Fayoum
medanyfao@yahoo.co.uk
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Un
accueil royal
Slow Food UK, Carlo
Petrini et le Prince Charles |
Royaume-Uni - Le mois dernier, Slow Food
UK a eu l'honneur d’organiser une réception
hébergée par le Prince de Galles à
Highgrove, dans le Gloucestershire : le programme prévoyait
entre autres une visite des jardins biologiques du domaine
et a été pour de nombreux membres britanniques
l'occasion de rencontrer le Prince Charles et le président
de Slow Food, Carlo Petrini.
Lors de son discours, Son Altesse Royale a déclaré
: "Le mouvement Slow Food a un grand mérite
: il rappelle aux gens le plaisir de manger des aliments
vrais, il souligne le rapport étroit entre alimentation
et gestion de la terre et de l'environnement, le lien
intime entre culture et production alimentaire. J'ai beaucoup
d'admiration pour ce qu'entreprend Slow Food." Parmi
les 150 invités se trouvaient de nombreux soutiens
de Slow Food au Royaume-Uni, sans oublier les organisations
partenaires, les chefs et les représentants du
réseau de conviviums Slow Food de tout le pays.
Cliquez
ici pour voir la vidéo du discours
du Prince Charles.
Cliquez
ici pour lire l'article complet (en anglais)
sur le site de Slow Food
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Cours
d'été sur l'alimentation
Le nouveau programme
avancé en ligne de l'Université des
Sciences Gastronomiques, consacré aux politiques
alimentaires durables |
Italie - L'Université des Sciences
Gastronomiques a lancé un cours d'été
international en ligne qui met l'accent sur le caractère
durable et les politiques alimentaires, grâce à
la participation d'experts du monde entier parmi lesquels
Vandana Shiva, Serge Latouche, Jeremy Rifkin et Tim Lang.
La finalité de ce cours est la rédaction
d'un document qui contienne les lignes directrices relatives
à huit aires thématiques reliées
entre elles, destiné aux dirigeants désirant
adopter des politiques alimentaires basées sur
les analyses les plus récentes en matière
de durabilité écologique, économique,
sociale et sensorielle. Ce document sera présenté
lors de la rencontre mondiale des communautés de
la nourriture de Terra Madre, en octobre prochain.
Pour plus d'informations, cliquez
ici.
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Les
cantines slow à l'écran
Slow Food France présente
dans un film les cantines bonnes, propres et justes |
France - Dans le cadre des efforts accomplis
pour aider et inciter les écoles à améliorer
leur service de restauration collective, Slow Food France
a produit le documentaire Plus de frais à moindre
coût. Ce film fait entrer le spectateur dans
les cuisines de deux écoles qui ont adopté
avec succès des pratiques bonnes, propres et justes.
Ces deux écoles ont réussi à respecter
leur budget et l'ensemble des réglementations,
un résultat souvent réputé hors d'atteinte.
Ce documentaire constitue la première d'une longue
série d'initiatives planifiées par Haute
Qualité Alimentaire, la campagne de Slow Food
France pour une alimentation meilleure, avec une attention
toute particulière aux plats servis dans les écoles.
La prochaine étape sera la distribution d'une série
d'instruments pratiques pour aider les communautés
à concrétiser leurs idées en actions.
Le mois dernier, ce film a été projeté
par Slow Food Coolporteur à Gap, dans le cadre
du festival Savoirs et Saveurs de Montagne qui proposait
également un marché, des démonstrations
culinaires, des Ateliers du Goût et des débats
entre autres activités conviviales et didactiques.
Cliquez
ici pour lire l'article complet (en anglais)
sur le site de Slow Food.
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Les
voix de
Terra Madre |
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Sagesse indigène dans un monde moderne
Stefan
Mikaelsson est le président de
l'assemblée générale du parlement
Sámi, le seul organe officiel de représentation
du peuple Sámi, un groupe ethnique indigène
de la région de Sápmi (qui s'étend
à travers la Suède, la Norvège,
la Finlande et la Russie). Au cours de la réunion
du Conseil international de Slow Food qui s'est
tenue ce mois-ci, il a parlé du lien étroit
entre son peuple et la nature, dans un monde toujours
plus modernisé.... |
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En
tant que peuple, nous entendons faire
valoir notre droit à l'autodétermination
et à posséder, contrôler
et gérer nos terres ancestrales,
les eaux et les autres ressources. Notre
territoire est le cœur de notre existence
: nous sommes la terre et la terre fait
partie de nous ; nous avons un lien spirituel
et matériel très étroit
avec la terre, et notre survie dépend
essentiellement d'elle...
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Cliquez
ici pour lire le reste de l'histoire
de Stefan Mikaelsson sur le site de Terra
Madre.
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Traditions
alimentaires
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Les saveurs de la rigueur
Chez les Sami,
peuple du Nord de l'Europe, les contraintes climatiques
façonnent l'alimentation |
Sur une terre où l'hiver
est rigoureux et peut durer jusqu'à 200 jours,
où les températures tombent parfois
jusqu'à moins trente degrés et où
le soleil ne se lève pas pendant plusieurs
mois, le peuple indigène des Sámi a
tissé des liens indéfectibles avec un
environnement pourtant impitoyable. Leur terre, appelée
Sápmi recouvre les régions du nord de
la Suède, de la Norvège, de la Finlande
et de la Russie. Une région particulièrement
peu propice à l'agriculture, où la nature
peut être sans merci. Au cours des siècles,
ce peuple et sa culture ont pu survivre grâce
à un respect et à un usage intelligent
des ressources disponibles. La viande de renne est
naturellement à la base de leur alimentation.
Elle peut être préparée de différentes
manières : crue ou cuite pendant plusieurs
heures à feu doux, fumée ou salée
(Suovas de renne). De même une excellente saucisse
est préparée avec les bas morceaux,
qui seraient autrement inutilisables. Les baies et
les herbes spontanées qui poussent au cours
des mois suivant le dégel sont aussi partie
intégrantes de leur alimentation. Comme par
exemple l'oseille. Sa baie au goût très
acidulé et très riche en vitamines se
ramasse dans la période qui précède
l'été (le calendrier des Sámi
prévoit huit saisons), avant la floraison.
Traditionnellement, l'oseille était conservée
dans les "trous d'eau", dans une boîte
en bois. Le congélateur offre aujourd'hui une
alternative aussi efficace à cette méthode
de conservation. Le goût de cette herbe, qui
rappelle les saveurs et les odeurs de l'été,
est très apprécié. Elle est utilisée
de différentes manières. Elle peut être
bouillie et réduite en purée, puis accompagnée
de lait (de chèvre et de brebis), de crème
fouettée ou de yaourt et de sucre. Un vrai
délice.
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Pour
nourrir l’esprit
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Abandon du plastique
Les américains
votent l'interdiction des sachets et des bouteilles
en plastique
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États-Unis - Au
début du mois, l'assemblée législative
de Californie a voté l'interdiction des sachets
en plastique dans les pharmacies, chez les primeurs
et dans les épiceries. De même, les commerçants
devront dorénavant faire payer les sachets de
cartons, qui devront être fabriqués en
matériaux recyclables. La Californie emboîte
ainsi le pas à la Chine, au Bangladesh, au Rwanda,
à l'Érythrée, à la Tanzanie
et à l'Ouganda où des lois similaires
sont déjà en vigueur.
Les Nations Unies ont déjà lancé
un appel pour que cette interdiction s'étende
à l'échelle mondiale. "Nous, les
États-Unis, sommes les inventeurs des sachets
en plastique, qui se sont ensuite répandus en
Europe et dans le reste du monde", déclare
Julia Brownley de l'assemblée législative
de Californie. Si le Bangladesh les a interdit et peut
déjà mesurer les effets de cette décision
sur l'environnement, je ne vois pas pourquoi la Californie
ne pourrait pas le faire elle aussi.”
De l'autre côté du pays, la ville de Concord
dans le Massachussetts pourrait devenir la première
ville des États-Unis à interdire la vente
d'eau en bouteille, à la suite d'un référendum
citoyen du mois dernier. "Toutes ces bouteilles
jetées sont nocives pour notre planète,
elles forment des tas de déchets qui dérivent
dans les océans et tuent les poissons, en plus
de polluer nos rues. "C'est un grand résultat
que d'avoir été les premiers du pays à
le faire. C'est un problème dont il faut se préoccuper
maintenant."
Cliquez
ici pour lire l'article complet en anglais.
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Livres
et films
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Il
est facile de nourrir le monde
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Dans Feeding people is easy, (Il
est facile de nourrir le monde), Colin Tudge soutient
que nous pouvons nous procurer les nutriments dont nous
avons besoin, pour toujours, sans avoir besoin de nous
en prendre aux animaux ou de dévaster le reste
du monde. Lorsque l'agriculture est conçue dès
le début pour nourrir le monde, au lieu d'être
simplement un produit, tous les problèmes qui
en découlent semblent se résoudre d'eux-mêmes.
Dans un livre qui adopte dès les premières
pages une vision positive, M. Tudge nous explique que
si nous agissons correctement, nous pouvons créer
des sociétés humaines qui soient vraiment
justes, coopératives et pacifiques.
Feeding People is Easy, Colin Tudge, Pari Publishing,
2007.
Cliquez
ici pour plus d'informations.
Cliquez
ici pour la version italienne publiée
par Slow Food Editore
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Rompre
le pain : recettes et histoires des cuisines
des immigrés
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Par le biais d'histoires de pâtes
fabriquées à la main et chutney fait
maison, de marchés locaux et de potagers dans
le jardin, ce livre évoque les mémoires,
les recettes et les traditions culinaires de personnes
originaires du monde entier ayant émigré
aux États-Unis. La chef et enseignante Lynne
Anderson est entrée dans la cuisine des immigrés,
où elle a découvert la capacité
de l'alimentation à rappeler en mémoire
les mondes perdus par tous ceux qui ont laissé
beaucoup derrière eux en partant.
Breaking
Bread: Recipes and Stories from Immigrant Kitchens,
Lynne Christy Anderson, Univesity of California Press,
2010.
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Un autre monde est cultivable !
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Dans cette série de documentaires,
la jeune réalisatrice allemande Ella von der
Haide part à la découverte des jardins
urbains collectifs du monde entier. Au fil des histoires,
nous rencontrons les créateurs de ces jardins
collectifs , qui nous présentent leurs jardins
et leur vision. Ils nous expliquent comment et pourquoi
leurs jardins ne sont pas de simples oasis de verdure
au cœur des villes, mais aussi des portes ouvertes
donnant sur "un autre monde".
Another
World is Plantable!: Community Gardening Around
the World, Ella von der Haide, 2003-2006.
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La troisième révolution
industrielle
Je trouve qu'il est possible d'établir
des parallèles extraordinaires entre la
nouvelle politique alimentaire soutenue par Slow
Food et Terra Madre et les politiques énergétiques
pour l'avenir, basées sur les énergies
renouvelables qu'encourage le fameux économiste
Jeremy Rifkin. J'ai pu m'en rendre compte lors
d'un entretien avec lui dont j'ai tiré
un
long article.
Ce n'est pas un hasard si M. Rifkin parle de troisième
révolution industrielle, et c'est avec
ces mêmes mots que je m'étais adressé
à l'assemblée plénière
de Terra Madre en 2008 : "Vous serez les
acteurs de la troisième révolution
industrielle".
Au fond, l'alimentation est l'énergie nécessaire
à la vie, et aussi bien la production alimentaire
que la production d'énergie se révèlent
aujourd'hui être les systèmes les
moins écologiques créés par
l'homme sur cette planète.
Une partie de ce manque de considération
pour l'environnement est à attribuer à
la volonté de centraliser ce qui est au
contraire naturellement éparpillé.
Par exemple, les sources d'énergies que
nous utilisons, comme le pétrole, le charbon
et l'uranium, ne se trouvent que dans certaines
régions de notre planète. Il faut
construire d'immenses infrastructures pour les
extraire, les défendre et les distribuer.
Elles ne sont pas infinies, elles génèrent
une pollution importante et elles coûtent
très cher.
Il en va de même pour l'alimentation : un
système basé sur un pouvoir excessif
entre les mains de quelques multinationales tend
à centraliser les semences, les monocultures,
les élevages et les sites de transformation
pour ensuite distribuer les aliments dans toute
la planète, avec les conséquences
diététiques, économiques,
sociales et économiques que nous connaissons
déjà.
En revanche, l'alimentation locale, tout comme
les sources d'énergie renouvelable telles
que le soleil, l'eau et l'air, peut se retrouver
partout sur la planète, sur chaque mètre
carré de surface cultivable. Voici le parallèle
principal : nous devons passer de systèmes
fortement centralisés à des systèmes
répartis, locaux et démocratiques.
C'est pour cela que les communautés de
Terra Madre et les conviviums Slow Food peuvent
devenir les moteurs de cette troisième
révolution, c'est pour cela que nous représentons
l'avant-garde que M. Rifkin n'a pas hésité
à définir "ce qui contribuera
à mettre un terme à la guerre que
l'homme mène contre la nature".
Nous gardons notre passé à l'esprit,
mais nous sommes projetés dans le futur
: rares sont ceux dans le monde qui peuvent se
targuer d'une telle force.
Carlo Petrini
Président de Slow
Food
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Slow Food aide des
communautés du monde entier à reconstruire
leurs systèmes alimentaires locaux, afin
de garantir une nourriture meilleure, protéger
l'environnement et maintenir la diversité
culturelle.
Aidez-nous à poursuivre la mise en place
de solutions concrètes. |
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 |
| Devenez
membre d’une |
grande
communauté
internationale qui défend l’agriculture,
la pêche et l’élevage durables.
Fêtez avec nous les plaisirs que nous offrent
les meilleurs aliments du monde, dans toute leur
variété.
servicecentre
@slowfood.com
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AGENDA
Terra Madre Argentine
Buenos Aires
8 - 11 Juillet 2010
Terra Madre Balkans
Sofia, Bulgarie
Juillet 2010
Janecka Vecer
Parc National, Macédoine
26 - 27 Juillet 2010
Terra Madre Georgie
Tbilisi
30 - 31 Juillet 2010
Terra Madre Azerbaïdjan
Ismailli–Shemaha
5 août 2010
Terra Madre Kazakhstan
Alma Aty
2 septembre 2010
Waterford Harvest Festival
Waterford, Irlande
10 – 19 septembre 2010
Salone del Gusto
Turin, Italie
21 - 25 Octobre 2010
Terra Madre
Turin, Italie
21 - 24 Octobre 2010
Terra
Madre Day
International
Décembre 2010
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Slow Food et Terra
Madre
en chiffres
Adhérents: 100.000
Conviviums: 1.300
Pays: 150
Sentinelles: 324
Produits de l'arche du goût :
903
Marchés de la Terre: 10
Jardins écoles: 300
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Slow Food France propose 12 gestes pour
manger Slow
1. Faites-vous (un)
plaisir !
Prenez le temps de déguster, soyez à
l’écoute de vos sensations : c’est
le meilleur moyen de manger correctement.
2. Fêtez les saisons à table
!
A chaque saison, retrouvez le plaisir de goûter
à nouveau des saveurs éloignées
depuis un an.
3. Pensez mondial, mangez
local !
Préférez la production d’agriculteurs
ou d’éleveurs proches de chez vous:
vous renforcerez ainsi l’économie
locale et contribuerez à resserrer les
liens entre les habitants d’un même
territoire.
4. Mangez quelque chose que vous cultivez…
…et cultivez quelque chose que
vous mangez. C’est la façon la plus
délicieuse de vous relier à la
nature.
5. Rencontrez des agriculteurs, des éleveurs,
des artisans et commerçants spécialisés.
Achetez en circuit court (marchés des producteurs,
Amap…), auprès d’artisans (boulangers,
charcutiers, fromagers…) ou de commerçants
spécialisés et compétents.
6. Soyez curieux !
Au magasin, au restaurant, à
la cafétéria, au supermarché,
posez des questions sur la qualité des
produits .
7. Choisissez avec un soin particulier
vos aliments animaux.
Quand vous mangez de la viande, choisissez-la
issue d’élevage pastoral à
l’herbe (bœuf, agneau) ou d’élevages
en liberté (porc, volailles).
8. Mangez varié pour promouvoir
la biodiversité agricole.
Recherchez des variétés rares et
« oubliées » de pommes, salades,
céréales, fruits et légumes
divers...
9. Mangez des produits complets, achetez
brut ou préférez les produits les
moins transformés.
Les produits transformés, tout
comme les plats préparés, contiennent
beaucoup d’aliments modifiés et des
graisses de mauvaise qualité nutritionnelle.
10. Cuisinez !
C’est la meilleure façon
de faire des économies tout en sachant
exactement ce qu’il y a dans votre nourriture.
C’est une façon simple et quotidienne
de faire plaisir à ceux que vous aimez.
11. Achetez mieux, dépensez moins
!
Manger mieux, ce n'est pas obligatoirement manger
plus cher. Ne lésinez pas sur la qualité.
12. Soyez des éclaireurs du
goût !
Faites découvrir à vos enfants,
à vos amis et à vos proches le vrai
plaisir de la table.
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