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La newsletter de tous ceux qui font partie du réseau
Terra Madre et qui défendent ensemble l'agriculture,
la pêche et l'élevage durables
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Turin
2008
Ce
mois-ci, la newsletter se consacre aux témoignages
de tous ceux qui, à des titres divers
et chacun à sa manière, contribuent
par leur engagement et leur énergie
à
mener à bien la rencontre mondiale
des
communautés de la nourriture.
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Pourquoi
j'ai choisi de soutenir Terra Madre
Dans
un contexte globalisé, la philosophie
Slow Food serait incomplète si elle
entendait réaliser sa vision uniquement
dans l'hémisphère Nord, c'est-à-dire
dans les pays dits de l'Occident. Lorsqu'on
montre de l'intérêt pour une
culture alimentaire particulière, il
est inévitable et naturel d'être
également attentif à la manière
dont est produite la nourriture au niveau
mondial. Inévitablement, cela fait
augmenter les exigences d'équité
entre les pays industrialisés et ceux
en voie de développement pour ce qui
est des possibilités de distribution,
entre autres. Il suffit par exemple de penser
au déséquilibre en termes de
capacité à pénétrer
les marchés entre les petits producteurs
et les grandes multinationales productrices
de semences et d'engrais.
Voici pourquoi j'ai choisi de soutenir concrètement
l'idée et les activités de Terra
Madre. Permettre aux producteurs, aux consommateurs
et aux autres acteurs du secteur alimentaire
(comme les gastronomes et les universitaires)
de se réunir au sein d'un réseau,
de se rencontrer et de partager des savoirs
peut amener à l'élaboration
de stratégies susceptibles de changer
tout le système au niveau mondial.
Par conséquent, j'estime nécessaire
que Terra Madre étende ses activités
et son réseau à d'autres acteurs
tels que les ONG qui commercialisent des biens
sous la marque « commerce équitable
».
Il sera également important d'adresser
des requêtes politiques aux décideurs
du Nord du monde : par exemple, imposer la
suppression des subventions à l'exportation
des produits agricoles vers les pays en voie
de développement puisqu'elles nuisent
à la rentabilité de la production
alimentaire locale, ou bien introduire une
taxe au niveau mondial sur les transactions
spéculatives portant sur les biens
alimentaires. Ce n'est que de cette manière
que la vision de Terra Madre acquerra le pouvoir
et l'influence nécessaires !
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Burkhard
Mayr
Membre du convivium Slow Food de Vienna, Autriche
e donateur du réseau des amis de Terra
Madre
burkhard.mayr@gmx.net
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Bienvenue
chez nous !
Notre famille a participé à
la seconde édition de Terra Madre,
en 2006. Le convivium local de Slow Food nous
a fait connaître Terra Madre et, même
si nous nous sommes lancés dans cette
expérience sans vraiment connaître
la manifestation et ses objectifs, le résultat
a été extraordinaire sur tous
les plans, notamment au niveau humain.
L'effort demandé aux familles qui,
comme nous, logeaient des délégués
était modeste : petit-déjeuner,
dîner et évidemment un lit pour
les quatre jours de la manifestation.
Le premier soir, nous nous sommes donc retrouvés
au dîner avec Benedicto da Silva, producteur
de farine de manioc brésilien de la
région de Parà. Les débuts
ont été un peu laborieux, à
cause de la barrière de la langue,
mais la volonté de communiquer a finalement
triomphé et cela nous a permis de découvrir
son univers. Un univers fait de beaucoup de
travail et de passion, où transparaissait
la conscience de travailler à une oeuvre
importante : la sauvegarde de la biodiversité.
C'est justement cet aspect qui a rapproché
deux personnes provenant de deux mondes si
lointains et si différents : Benedicto,
producteur de soixante-dix ans qui ne s'était
jamais éloigné de sa région,
et mon père, qui a transformé
la moitié de l'exploitation agricole
qu'il gère en une zone humide pour
que les oiseaux migrateurs, les cigognes nottament,
y fassent étape. |
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Lorenza
Vaschetti
lorenza.vaschetti@libero.it
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Merci
pour l'hospitalité!
Il y a quatre ans, j'ai été
accueilli par une famille qui produisait du
fromage. Ils ont été vraiment
très accueillants. Il s'agissait de
jeunes mariés qui avaient déménagé
depuis peu dans une nouvelle maison. La femme
semblait excitée à l'idée
d'accueillir quelques jours un couple étranger
tandis que son mari paraissait plus réticent,
je crois même qu'il était contre
cette idée. Mais peu après,
il avait déjà cassé un
broc du vin qu'il produisait lui-même
tandis que nous avions sorti nos dictionnaires.
Finalement, nous avons passé une très
bonne soirée à parler en anglais,
italien et allemand pour essayer de nous comprendre.
Généralement, nous mangeons
beaucoup de légumes et peu de viandes
ou de sauces. Leurs habitudes étaient
totalement différentes: de la viande,
de la viande et encore de la viande, toujours
délicieuse. Une expérience très
intéressante.
Il y a deux ans, j'ai été accueilli
dans trois endroits et j'ai vécu des
expériences totalement différentes.
Nous passions toutes nos soirées dehors,
pour des fêtes ou des événements.
Mon italien était déjà
bien meilleur et tout le monde parlait bien
anglais.
Deux expériences italiennes très
différentes: la vraie vie de la campagne
et celle de la ville, qui était plus
placée sous le signe des festivités
et des célébrations! |
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John
Lee
Fruiticulteur et écrivain, Communauté
des Éducateurs de Brookline, Usa
allandalefarm@verizon.net
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Out
of Africa
A l'époque de Terra Madre 2006, je
cherchais du travail et cela a été
une chance vraiment unique de pouvoir travailler
comme volontaire lors de cet événement
qui a réuni 5000 paysans du monde entier.
Pendant trois jours, mon rôle consistait
à interviewer les délégués
des différentes communautés
de la nourriture pour comprendre quel serait
le meilleur moyen de les aider et de les mettre
en réseau. j’ai receuilli le
plus souvent des interviews de communeautés
agricoles africaines. Je voyagais à
travers le récit de mes interlocuteurs:
en Ughanda pour connaitre les bénéfices
nutritifs des Sweet Orange Potatoes, sur un
fleuve du Congo avec le président de
l’Union des pecheurs, au Ghana à
fabriquer de la pommades au beurre de Karité,
en Mauritanie à boire du lait de dromadaire...
A Terra Madre, le temps s'arrête et
donne à tous la possibilité
de se rencontrer et de trouver des solutions
communes à travers l'échange
et la comparaison. Être volontaire à
Terra Madre signifie vivre pleinement la diversité
culturelle : une expérience qui m'a
donné plus de ce à quoi je m'attendais.
Elle m'a permis de connaître une autre
réalité et a profondément
modifié ma sensibilité par rapport
aux problématiques agricoles de notre
planète. Désormais, il y a toujours
un peu de Slow Food dans mon assiette et dans
mon chariot, et je ressens une grande joie
en repensant à toutes ces personnes
que j'ai connues à Turin. |
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Juliette
Fillion
Volontaire française, Terra Madre 2006
juliette.fillion@gmail.com
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Nous
voici à seulement quatre mois de la troisième
édition de Terra Madre, mais il me semble
que c'était hier que naissait en 2003,
de l'intuition du Président de Slow Food
Carlo Petrini, l'idée d'une grande rencontre
mondiale entre les communautés de la nourriture.
Aujourd'hui, en pensant à ces cinq dernières
années, nous pouvons nous permettre de
dire que ce qui est arrivé a dépassé
nos espoirs les plus optimistes. Nous étions
convaincus de pouvoir rassembler beaucoup de monde
de toutes les origines avec une sensibilité
et une attention particulières pour les
thématiques de Terra Madre, mais nous n'imaginions
pas qu'un public aussi différent serait
disposé à mettre la main à
la pâte pour favoriser la construction du
réseau. Car il est utile de rappeler qu'en
plus des différents réseaux, des
communautés de la nourriture aux cuisiniers,
aux Universités, aux musiciens et aux jeunes
qui sont récemment venus les rejoindre,
au cours de ces années énormément
de personnes ont apporté leur contribution
fondamentale à la croissance et au fonctionnement
de Terra Madre, chacune dans des contextes très
différents. Je pense aux conviviums du
monde entier qui ont commencé à
travailler avec les communautés de la nourriture
ou avec les chefs, traduisant concrètement
ce lien fondamental entre producteurs et consommateurs
intéressés par une alimentation
bonne, juste et propre. Ces mêmes conviviums
ont, en de nombreuses occasions, organisé
des récoltes de fonds en faveur des communautés.
Sans compter toutes les activités organisées
de par le monde, des manifestations à l'échelle
nationale à des événements
de dimension moindre mais tout aussi utiles à
la diffusion de la philosophie de Terra Madre.
Je pense aux centaines de volontaires qui nous
suivent depuis des années, qui consacrent
leur temps à nous soutenir et qui ont formé
depuis plus d'un an maintenant une nouvelle Association
qui les réunit. Je pense également
aux très nombreux donateurs qui ont soutenu
les producteurs des nations les plus pauvres.
je pense aux familles qui ont gardé contact
avec les délégués qu'elles
avaient accueilli et qui sont allées leur
rendre visite dans leurs pays, donnant vie à
de vrais rapports d'amitié. La liste pourrait
continuer ainsi longtemps, mais j'aimerais conclure
en évoquant les milliers de rapports qui
se sont créés spontanément
et de manière indépendante par rapport
à notre structure centrale. Ils se consolident
chaque jour davantage et constituent certainement
la meilleure base pour poursuivre l'extension
du réseau Terra Madre de par le monde.
Paolo di Croce
Secrétaire général de Slow
Food International et Secrétaire de la
Fondation Terra Madre
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internationale qui défend
l’agriculture, la pêche et l’élevage
durables. Fêtez avec nous les plaisirs que
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dans toute leur variété
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Envoyez-nous
vos questions et vos commentaires, écrivez-nous
vos histoires et vos expériences : nous les
raconterons ici.
communication
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En
Australie, on récolte toute l'année
En 2006, la récolte de fonds réalisée
par Slow Food Perth a permis à 14 délégués
de participer à la rencontre mondiale des
communautés de la nourriture. Notre convivium
est constamment impliqué dans des activités
de récolte de fonds en faveur de Terra Madre
car nous considérons qu’il s’agit
de l’un des plus importants projets de Slow
Food et que les producteurs artisanaux d’aliments
Bons, Propres et Justes constituent les colonnes
portantes du mouvement. Environ 10% des recettes
de tous nos événements sont destinés
à renforcer le réseau local de Terra
Madre. En 2006, de plus, nous avons obtenu des subventions
du gouvernement et des autorités régionales
et nous avons organisé un déjeuner
avec les produits de nos communautés locales,
qui a été un grand succès de
tous les points de vue et qui a largement contribué
à la récolte de fonds.
De nombreux communiqués de presse et reportages
publiés par les médias ont également
aider à diffuser la connaissance de Terra
Madre et à trouver des soutiens pour la délégation
locale.
Après l’événement, les
délégués ont participé
à des ateliers et séminaires de restitution
organisés par des entités gouvernementales
afin de partager leurs expériences et leurs
nouvelles connaissances. De plus, un chef de Terra
Madre, Vincenzo Velletri, a organisé un déjeuner
de remerciement pour les sponsors et donateurs. |
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Pauline
Treise
Responsable du Convivium Slow
Food Perth
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Rajoutez
un couvert à la table de Terra Madre...
Le
réseau des Auberges et Restaurants de Terra
Madre et les Conviviums Slow Food d'Italie organisent
des dîners dans tout le pays. Une partie
des recettes iront financer le voyage des délégués
des pays en voie de développement.
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C'est
en mangeant... qu'on aide les communautés
de Terra Madre
Nous sommes convaincus qu'un geste concret est important
dans le cadre d'un projet qui se rapproche chaque
année davantage d'une réalité
alternative à cette mondialisation qui nous
fait perdre de vue l'importance de la diversité
en tant que richesse. Notre auberge a réuni
dans une même cuisine trois Sénégalais,
un Marocain et deux Erythréennes qui nous
ont raconté avec passion leurs pays à
travers leurs cuisines.
Salvatore e Mirna
Toscano
Auberge "Mangiando Mangiando", Greve
di Chianti, Firenze, Italie
salva.t@virgilio.it
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Cinq
auberges pour Terra Madre
Slow
Food Torino Città, en collaboration avec
Eataly et grâce à la disponibilité
de cinq «Auberges d'Italie » de la
ville, a également organisé un grand
dîner. Découvrons comment il s'est
déroulé à travers le récit
de qui l'a organisé et qui y a participé.
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Parfois,
je réussis à participer à un
dîner en tant que dégustatrice et non
comme cuisinière... Et si c'est un dîner
pour soutenir une bonne cause, j'y participe d'autant
plus volontiers!
La soirée de mercredi a vraiment été
belle et émouvante. La salle était
pleine ( plus de 100 convives !); à la table
à côté de la nôtre se
trouvait le Président de Slow Food Italie,
Roberto Burdese, qui a ouvert la soirée par
un discours intéressant sur la biodiversité
et l'agriculture biologique qui se généralise
dans de nombreuses régions du globe. Il est
impossible de parler en quelques lignes de tous
les dîners et événements similaires
à celui-ci qui sont organisés en ce
moment en Italie grâce aux conviviums de chaque
ville dans le but de récolter des fonds.
C'est toujours une bonne chose de soutenir une bonne
cause... On se sent bien, tout du moins c'est comme
ça que je fonctionne. J'ai aussi créé
sur mon
blog un petit
collage photographique en souvenir de la soirée
: les plats, les convives, les amis, le chef au
travail et en pause « repas ». |
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Sandra
Salerno
Cuisinière, écrivain et membre Slow
Food
cucina@untoccodizenzero.it
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Nous
avons imaginé et organisé un dîner
spécial à dix mains qui a réuni
cinq auberges turinoises (Sotto la Mole, Antiche
Sere, Concalma, Saletta et Oca Fola) pour financer
le voyage des délégués depuis
le Brésil et le Maroc.
Roberto Burdese a profité de l'occasion pour
rappeler l'importance de Terra Madre pour la ville
de Turin et pour les Turinois. Bruno Boveri, président
de Slow Food Piémont et Vallée d'Aoste
et Eric Vassallo, Gouverneur Slow Food, ont présenté
les chefs et leurs plats, expression des traditions
locales : mélange de hors d'oeuvres piémontais,
carpionata, riz Acquarello sauté aux légumes,
brasato au Barolo, bunet et panna cotta. 125 personnes
ont participé à cette belle soirée
et une équipe de France 2 et de nombreux
journalistes turinois sont également intervenus. |
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Leo
Rieser
Responsable du Convivium Slow
Food Torino Città, Italie
leo.rieser@slowfoodtorino.com
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Les
maisons Coldiretti
La
Coldiretti est une association italienne de dimension
nationale qui représente le monde rural
et mise sur l'agriculture en tant que ressource
économique, humaine et environnementale.
Les membres de Coldiretti Piémont accueillent
plus de 40 délégués dans
des exploitations agricoles, des gîtes ruraux
et des maisons de famille de la région.
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Héberger
les tessons de la mosaïque de Terra Madre veut
dire entrer en contact avec des personnes provenant
de tous les continents, une expérience d'échange
et de relation unique en son genre. L'idée
a été de favoriser l'échange
d'expériences entre la base associative et
les invités des « maisons Coldiretti
», un contact avec en fil rouge une manière
différente de concevoir l'agriculture, plus
attentive aux ressources écologiques, à
l'origine géographique des produits, à
la dignité des producteurs et à la
santé des consommateurs. Pour ces raisons,
Coldiretti a accueilli et soutenu avec conviction
le projet, une occasion pour toutes les communautés
de la nourriture du monde de se connaître,
de faire entendre leur voix et d'exposer leurs idées
sans l'intermédiaire de ceux qui ont intérêt
à diffuser des messages pseudo-moraux pour
justifier la standardisation de l'agriculture, de
l'alimentation et des habitudes de consommation,
tout en dissimulant de tout autres intérêts.
Les sons, les couleurs, les histoires et les parfums
de terres lointaines se mélangeront de nouveau
en ce mois d'octobre dans le grand village mondial
où se réuniront des producteurs et
acteurs du secteur alimentaire représentatifs
d'une autre conception de la production alimentaire
: attentives à l'environnement, aux équilibres
planétaires, à la qualité des
produits, à la dignité des travailleurs
et à la santé de tous. C'est également
la philosophie de Coldiretti. |
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Giorgio
Ferrero
Président régional de Coldiretti
Piemonte
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Le
Réseau des Villes de Terra Madre
est composé
de toutes les communes italiennes animées
par le désir de prouver le sens de l'hospitalité
italienne et piémontaise. Les villes du réseau
ont participé activement au projet en fournissant
un soutien financier et en accueillant des délégués.
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En
2006, la Province de Biella, la mairie de la ville
et d'autres acteurs locaux ont participé
à l'hébergement de 40 éleveurs
des communautés de la nourriture. La particularité
de nos invités était qu'ils élevaient
du bétail qui, en plus de la viande, produisaient
des fibres textiles.
« Matière première : fibre de
communauté » a été le
titre d'une rencontre, un événement
décentré du programme officiel de
Terra Madre, que nous avons réalisée
dans le même temps à Biella et qui
visait à créer un moment d'échange
d'expériences entre les éleveurs producteurs
de fibres et les représentants de l'industrie
de Biella.
La culture dont sont porteurs ces éleveurs
était mise en relation, peut-être pour
la première fois, avec la culture industrielle
dont Biella est une expression importante : nous
sommes redevables aux communautés pour leur
travail et nous avons ressenti le besoin de nous
réapproprier une partie de leur culture,
en rappelant par le biais de cette rencontre la
nécessité d'un fort engagement vers
la justice sociale pour les éleveurs des
différentes communautés.
Pas seulement de la fibre, donc, mais de la culture
: tel est le produit des activités qui contribuent
à construire du lien social et des expériences
similaires de développement durable.. |
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Davide
Bazzini
Adjoint à la Sauvegarde de l'Environnement,
la Paix et la coopération, Province de Biella
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Traditions alimentaires
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Premier de l'an Maori |
13/06/2008 – Sloweb
Le Matariki est le nom Maori de la constellation des Pléiades.
Au mois de juin, leur apparition à l'horizon, un peu
avant l'aube, est le signe du début du Premier de l'an
traditionnel Maori : le début de la nouvelle année
est annoncée par la montée de Matariki et l'arrivée
de la nouvelle lune.
Dans la culture Maori, l'observation des sept soeurs définit
aussi le calendrier des récoltes ( le maramataka) : des
étoiles claires et brillantes dans le ciel annoncent
une saison chaude et fertile, au contraire si elles sont couvertes
de brume l'hiver sera froid et les semis ne débuteront
pas avant octobre. En plus de définir les cycles des
saisons, Matariki fait aussi allusion à la récolte
et à la conservation des produits en vue de la saison
hivernale (Matariki ahunga nui, Matariki fournisseur d'une alimentation
abondante).
Le Matariki est une occasion importante de regroupement pour
la famille, une opportunité de se retrouver et partager
des rituels, des connaissances et des moments de fête
à l'enseigne de l'hospitalité typique de la culture
aborigène. Les femmes exultent et se lancent dans des
chants et des danses pour accueillir favorablement le nouveau
cycle vital et préparent des plats traditionnels avec
les produits nouvellement récoltés. Délaissé
à cause de la diffusion de la culture occidentale, le
Premier de l'an aborigène a connu un regain d'intérêt
au cours des dernières décennies.
Le Matariki permet de réfléchir au respect de
la nature, un concept central de la culture indigène
: les Maori se définissent comme kaitaki, gardiens de
la terre et de toutes les ressources qu'elle offre, en protégeant
et en nourrissant le sol pour en garantir la fertilité
durable.
Les pratiques traditionnelles qui prévoient l'observation
des phases lunaires, des étoiles, de l'activité
des oiseaux et de la floraison des plantes sont également
suivies par les 800 membres de la communauté Cultivateurs
Maori de légumes, adhérents du réseau Terra
Madre. L'activité principale est la culture, biologique
et suivant des méthodes traditionnelles, de maïs,
de pommes de terre, de patates douces (kumara, dont certaines
variétés dérivent des patates douces apportées
par les premiers colons depuis la Polynésie il y a un
millier d'années), et de courgettes. Les producteurs
se sont regroupés dans l'association Ta Waka Kai Ora-Maori
Organic Growers and Farmers.
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RACONTEZ-NOUS VOUS AUSSI
VOS TRADITIONS !
Décrivez-nous votre communauté,
racontez-nous quels sont vos plats traditionnels
et lors de quelles occasions vous les dégustez.
Ils seront ensuite présentés
dans cette section.
Envoyez-les à
communication@slowfood.com
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A domanda risposta
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«
Comment un particulier peut-il contribuer à
la réalisation de la manifestation Terra
Madre ?
Pouvez-vous me fournir quelques exemples concrets
?
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Comme en témoigne la section spéciale de cette
lettre consacrée à la manifestation Terra Madre,
les « efforts » qui la rendent possible sont nombreux
et multiples, tout comme le sont les personnes qui décident
spontanément de contribuer à sa réussite.
Donation. A travers une donation,
il est possible de contribuer de manière immédiate
et directe à la réalisation de Terra Madre,
un événement culturel de grande ampleur qui
requiert des efforts énormes, surtout du point de vue
économique. En outre, grâce à vos donations,
les délégués provenant du monde entier
participent à l'événement. Pour nous
aider à organiser ce grand événement
paysan par une donation , cliquez
ici.
Adhésion Slow Food. Adhérer
à Slow Food signifie soutenir une nouvelle agriculture
respectueuse de l'environnement, de l'homme, du goût
et des communautés de la nourriture de Terra Madre.
Cela signifie soutenir un projet de développement agricole
dans le monde entier, entrer dans une communauté internationale
qui compte des producteurs et des consommateurs, des chefs,
des ménagères, des environnementalistes, des
chercheurs et des gastronomes et de manière plus local
entrer dans une communauté locale (le convivium) qui
organise des dîners, des dégustations, des discussions
et des événements à peu de distance de
ton domicile. Découvre comment devenir membre
Slow Food.
Hospitalité. Se rendre disponible
pour héberger les délégués en
ouvrant les portes de sa maison à des paysans, des
pêcheurs, des artisans transformateurs originaires des
quatre coins du monde est une autre manière de vivre
pleinement l'esprit Terra Madre : une expérience unique
d'échange et de partage, une opportunité de
s'ouvrir à la rencontre, de découvrir de nouvelles
situations et de faire connaître la sienne. Les participants
à Terra Madre sont hébergés sur notre
territoire grâce au grand engagement du Réseau
des Villes de Terra Madre, mais aussi de particuliers,
d'associations, de collectivités locales et de structures
d'accueil qui se rendent disponibles pour l'hébergement
des communautés de la nourriture et deviennent de ce
fait des communautés d'accueil.
Partecipazione ai Forum
on-line dei Laboratori della Terra. Sono
in linea i diversi forum di discussione specifici per ogni
seminario. Gestiti da un moderatore esperto dell’argomento
trattato, saranno aperti ai contributi di tutti (non solo
dei delegati, ma proprio di chiunque, anche di chi non sarà
presente all’evento) in termini di commenti, articoli,
scambio di informazioni, presentazione di paper,
ecc. Partecipare a questi Forum sarà molto utile perché
rappresenterà la base di discussione per i Laboratori
della Terra a ottobre a Torino e sarà occasione per
un maggiore coinvolgimento e ampliamento della rete di Terra
Madre!
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Saviez-vous
que...
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La Banque mondiale des sagesses va ouvrir ses portes ! |
A partir du Sommet sur la Terre de Rio de
Janeiro (1992), les Nations Unies ont reconnu que les techniques
et les connaissances traditionnelles faisaient partie de la
solution aux problème environnementaux et aux changements
climatiques car elles permettent d'interagir avec l'environnement
sans le détériorer. Dans le but de récupérer
ce patrimoine, de le faire revivre, de l'appliquer en l'adaptant
tout en le protégeant de la rapacité de ceux qui
pourraient se l'approprier de manière abusive, la Wbtk,
ou World
Bank on Traditional Knowledge est en cours de création.
Parmi les objectifs de cette « Banque mondiale des sagesses
» coordonnée par l'architecte et urbaniste Pietro
Laureano, consultant de l'Unesco pour les zones arides, la civilisation
islamique et les écosystèmes en danger, celui
« d'éviter le dépôt de brevets : les
droits de propriété intellectuelle peuvent intervenir
et s'approprier une connaissance traditionnelle uniquement lorsqu'elle
n'est « pas notoire ». Le centre fera donc parvenir
à l'office européen des brevets une liste de tout
ce qu'il a recueilli et inventorié.
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Ce n'est pas un métier pour les personnes âgées,
mais ... |
Un rapport publié au début
de ce mois stipule que plus de la moitié des agriculteurs
européens a plus de 55 ans et qu'un quart a plus de 65
ans alors que la part des agriculteurs âgés de
moins de 35 ans n'est que de 7%, et tend à diminuer.
Le phénomène du vieillissement du secteur agricole
est un phénomène perçu dans de nombreux
pays qui a poussé les parlementaires européens
à demander davantage de mesures de la part de l'UE pour
inciter les jeunes agriculteurs à ne pas baisser les
bras. A la base de cette volonté d'intervention se trouve
le rapport de l'euro-député italien Donato Tommaso
selon lequel : « Ce n'est pas la charge de travail qui
fait peur aux jeunes et qui les éloigne de ce secteur,
mais plutôt l'investissement financier élevé
(en particulier lorsqu'il s'agit d'acheter des terrains) nécessaire
au lancement de l'activité, une charge qui contrait la
majorité d'entre eux à l'endettement. »
Une question qui ne se pose pas seulement à Strasbourg
et à laquelle on cherche des réponses dans le
monde entier.
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